L’installation des présidents des Assemblées populaires communales (APC) se poursuit à Annaba avec, avant-hier, ceux des communes d’Oued El Aneb, Berrahal, Tréat, Chétaïbi et Annaba. Des Assemblées où la majorité est revenue au FLN. Les élections internes ont toutes confirmé les têtes de liste du parti, en l’absence de candidats briguant la fonction de président d’APC. Les partis minoritaires, à l’exemple du RND, MSP, MEN ou PT, ne pouvaient rien y faire, le raz-de marée FLN lors des dernières élections n’ayant laissé aucun espoir à ces formations politiques.

 

Partout où il est passé pour procéder à ces installations, le wali Mohamed Salamani a tenu le même discours. Il conseille fortement aux nouveaux élus d’être à l’écoute des populations, de prendre en charge leurs préoccupations et de veiller à ce qu’il y ait toujours communication avec leurs administrés. Une méthode qui, selon le wali, donnera de bons résultats quant à la gestion des communes qui devront suivre de près les plans de développement dont elles ont la charge.
« Il faut toujours être aux côtés des populations, dit-il, c’est à vous, élus, d’être les premiers sur les lieux d’un sinistre, d’une calamité naturelle, d’un incendie, d’une épidémie, d’inondations ou tout autre danger pour soutenir les citoyens et leur apporter votre aide. Vous êtes élus pour être au service des citoyens, vos portes doivent toujours être ouvertes pour être à leur écoute. »
Il faut, cependant, reconnaître que toutes les Assemblées élues ont hérité de communes frappées par la crise et dont plusieurs projets ont été annulés ou gelés faute de crédits. Une situation qui sera très difficile à gérer dans la mesure où lesdits projets devaient améliorer le cadre de vie des habitants et qui, à ce jour, n’ont pas été lancés. Aménagements, éclairage public, ouverture de pistes pour désenclaver certains hameaux et douars, ramassage d’ordures ménagères, protection de l’environnement et autres.
Bref, du pain sur la planche pour les nouveaux élus qui devront trouver des moyens de financement, moyens qui se réduisent comme peau de chagrin car les biens de la commune , entre autres, immeubles, locaux, marchés hebdomadaires, parkings, abattoirs sont déjà loués et à des prix dérisoires, des prix qui devraient être révisés à la hausse pour équilibrer les finances de ces communes.