La liste provisoire des futurs bénéficiaires de logements sociaux locatifs à Sidi Amar, daïra d’El Hadjar, a été rendue publique, mardi, par affichage au niveau de la Maison de jeunes de la localité et dans différentes cités et quartiers de la ville. Une liste de 980 unités à laquelle a été ajoutée une autre dite de réserve de 200 bénéficiaires.

Selon la chef de daïra, Mme Farida Amrani, 6 283 demandes ont été déposées au niveau des services concernés. Il n’était pas possible de les étudier toutes, ce qui a amené la commission à considérer en premier lieu la date de dépôt de ces demandes. Décision a été prise d’étudier toutes les demandes formulées jusqu’à l’année 2012, les autres le seront ultérieurement. 5 021 demandes ont été prises en compte à partir desquelles 980 ont été classées par ordre de mérite, selon les critères et conditions arrêtés.
Mardi à 6 heures, la liste a été affichée et une foule compacte s’est formée devant le site, chacun voulant savoir s’il figurait sur ladite liste et ainsi être rassuré. Certains explosent de joie, des femmes poussent des youyous et des hommes dont les visages s’éclairent en voyant leur nom sur les listes. Pour d’autres, c’est plutôt la déception et la colère avec ce sentiment qu’ils ont été victimes d’injustice et qu’il faudrait que leurs cas soient réexaminés. On essaye de les calmer et de les rassurer en leur faisant comprendre qu’ils peuvent introduire des recours et que cette première liste est provisoire. Mais, apparemment, ces derniers ne veulent rien entendre et profèrent des menaces en insultant les responsables. Un dispositif de sécurité impressionnant a été déployé aux abords des sites d’affichage. Des fourgons de la police d’intervention sont stationnés sur les principaux axes routiers, des policiers en faction aux endroits stratégiques et un cordon sécuritaire ont été installés autour du siège de l’APC en prévision de tout dépassement ou manifestation de rue. Effectivement, des dizaines de citoyens ont investi le siège de cette institution mais cela n’a pas vraiment dérapé. Les policiers en faction ont pu les disperser sans avoir recours à la force dans le courant de l’après-midi. Jusqu’à l‘heure où nous mettions sous presse, il y avait encore foule mais visiblement les services de sécurité gèrent bien la situation. Une journée bien difficile.