Les éléments de la Brigade de recherches et d’investigation (BRI) de la wilaya d’Annaba ont procédé à l’arrestation de 10 émigrés clandestins de nationalité marocaine, travaillant au niveau de différents chantiers de construction pour le compte d’entreprises privées.

N’étant pas détenteurs de permis de travail, leur présence illégale sur le territoire national du fait de l’expiration de leurs visas, ces derniers sont malgré tout recrutés par des entrepreneurs peu soucieux des lois de la République. Ces Marocains dont les travaux sont très prisés surtout en matière de finition vivent dans des conditions précaires en colocation dans de vieilles habitations dans les bas quartiers de la ville. Sous-payés et sans couverture sociale, ce qui arrange bien les entrepreneurs, ces derniers travaillent parfois plus de 10 heures par jour pour une bouchée de pain, ce qui aggrave la crise sur le marché du travail déjà très mal en point. En effet, l’absence de contrôle des services de l’Inspection du travail, de la Cnas ont encouragé ces entreprises à recruter des ressortissants étrangers alors que des centaines de chômeurs algériens sont toujours à la recherche d’emplois. Selon nos informations, les services de la police de l’émigration procèdent chaque mois à l’arrestation d’une vingtaine de ressortissants de ce pays voisin, outre des Maliens et des Nigériens qui, eux aussi, sont employés dans les mêmes conditions percevant des salaires dérisoires. Selon nos informations, ces employeurs sont passibles d’une amende sans plus. Une sanction qui n’est pas près de les dissuader puisqu’ils continuent à recruter parmi les émigrés clandestins qu’ils exploitent à fond ne craignant personne. Les services de l’Inspection du travail devraient s’intéresser de plus près à ce qui se passe sur les chantiers et là, la surprise sera de taille car la plupart des entreprises emploient des ressortissants étrangers particulièrement des Maliens et des Nigériens sans permis de séjour et encore moins de permis de travail.