« El Qods est une ville algérienne en Palestine, comme Annaba est une ville palestinienne en Algérie. Vous avez toujours été du côté du peuple palestinien et vous avez de tout temps exprimé votre solidarité.

Aujourd’hui, nous sommes parmi ce peuple au 1 million et demi de chouhada. Un peuple de révolutionnaires qui refuse et rejette catégoriquement ce déni du droit du peuple palestinien à sa capitale éternelle, berceau des civilisations et des religions. El Qods occupé est la capitale éternelle de la Palestine », a souligné dans son discours, hier à Annaba, Mustapha Bouhamdane, représentant de l’ambassade de Palestine dans cette ville de l’est du pays, où se tenait un rassemblement au Théâtre régional Azzedine-Medjoubi.
Un rassemblement qui devait se tenir sur le parvis du théâtre et sur le Cours de la Révolution, mais la pluie et le froid qui ont sévi hier ont amené les organisateurs à déplacer la foule vers l’intérieur de la grande salle qui s’était avérée exiguë devant le nombre impressionnant de participants.
Il faut dire que cette foule a répondu comme un seul homme à l’appel qui avait été lancé il y a à peine deux jours. La Palestine ayant toujours été au cœur des habitants de cette ville comme partout ailleurs dans le pays. Hommes, femmes et enfants, jeunes et moins jeunes agitaient drapeaux algériens et palestiniens, musiques nationalistes palestiniennes diffusées à fond, youyous et applaudissements avaient ponctué le discours du responsable palestinien, visiblement ému par l’accueil qui lui avait été réservé. Dehors, devant le théâtre et à l’abri de la pluie, les gens écoutaient le discours du représentant de la Palestine diffusé par des haut-parleurs. Les commentaires vont bon train, tous unanimes quant à la reconnaissance d’El Qods comme capitale de la Palestine.
« C’est notre Qibla, c’est une ville sacrée comme son nom l’indique, et nous n’accepterons jamais la décision de Trump qui a pris fait et cause pour l’entité sioniste et a ignoré plus d’un milliard de musulmans à travers le monde. Où est donc cette paix dont il parle. Il vient d’embraser tout le Moyen-Orient avec cette décision », a commenté un homme keffieh autour du cou. Un autre nous dira que ces manifestations prouvent au monde le refus des musulmans d’abdiquer face à cette décision scélérate, mais que cela reste insuffisant. «Je voudrais qu’il y ait des actions communes du monde musulman, représenté par les présidents et rois de ces pays pour exercer des pressions sur les USA afin d’amener les Américains à revenir sur leur décision. Ces pays ont les moyens de le faire et c’est le moment d’agir », nous dit un universitaire rencontré à la sortie du rassemblement.