La direction de distribution Seybouse Annaba du Groupe Sonelgaz a enregistré, pour l’année 2016, près de 40 000 branchements illicites sur son réseau occasionnant des pertes de l’ordre de 550 millions de dinars.

C’est ce qu’a annoncé, mercredi, le premier responsable de cette direction, Farhati Abdelali, lors d’un point de presse. Ces piratages du réseau sont localisés essentiellement dans les bidonvilles situés sur le territoire de la commune de Annaba mais aussi à Sidi Amar, El Hadjar Essaroual et Sidi Harb. Les habitants profitent de l’énergie électrique en se branchant sur le réseau provoquant parfois des dégâts et des coupures au niveau des cités proches, comme c’est souvent le cas à El Bouni, El Hadjar et Sidi Amar. Concernant les créances détenues par la direction de distribution auprès de particuliers, d’industriels et d’institutions publiques, le directeur dira que les recouvrements ont atteint 30% avec un montant total de 360 millions de dinars, dont 200 millions auprès des administrations et établissements publics. Les coupures intempestives de courant électrique sont dues dans certains cas au fait que les nouvelles cités comme celle de Kalitoussa sont toujours alimentées par des transformateurs initialement dédiés aux anciennes agglomérations et qui, de ce fait, se trouvent en surcharge. « Des mesures ont été prises pour la construction de nouveaux postes-transformateurs, les terrains ont été affectés à ces ouvrages et il ne reste plus que les formalités administratives qui sont en cours », dira-t-il. Le responsable signalera que pour les zones isolées et enclavées, les travaux visant le rétablissement du courant électrique et les réparations sont très difficiles à effectuer en un temps relativement court, les terrains étant accidentés et d’accès presque impossible. « Nous avons employé des tracteurs pour arriver sur les lieux, car il fallait coûte que coûte rétablir le courant dans ces zones. Nous avons réussi à le faire malgré les pluies et la neige qui se sont abattues sur la région», poursuit le responsable. Abordant les difficultés en relation avec le développement de la distribution et le renouvellement de certains équipements et ouvrages, il citera «les cas d’opposition de particuliers à l’installation desdits ouvrages sur les terrains dont ils sont propriétaires. Cela a impacté négativement le développement. Des projets sont en retard et d’autres ont été carrément annulés». «Nous avons introduit des actions en justice contre sept propriétaires et nous attendons que les tribunaux statuent », conclut-il.