L’assainissement des listes des différentes formules d’aide allouées par la DASS (Direction de l’action sociale et de la solidarité) de Annaba a donné lieu à l’exclusion de 3 001 personnes considérées comme indues bénéficiaires suite à des enquêtes menées par les agents de cette institution publique dépendant du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme.

« Nous avons veillé à ce que l’argent déboursé par l’Etat aux familles nécessiteuses, aux personnes dans le besoin et de condition précaire et aux handicapés aille à ces catégories de la population.
Tous ceux qui n’y ouvrent pas droit et qui en profitent malgré tout seront radiés de ces listes», a déclaré mardi la directrice de la DASSH qui a rapporté que pas moins de 8 000 citoyens en bénéficient.
Les enquêtes de la Direction de l’action sociale et de la solidarité, menées en coordination avec la Casnos, la Cnas, les services de la commune et les cellules de proximité, ont pu débusquer ces indus bénéficiaires, certains sont commerçants, d’autres ont pu se faire embaucher et d’autres bénéficient déjà de l’aide de l’Etat étant pris en charge par les centres et foyers pour personnes âgées ou handicapées.
«Nos enquêtes se poursuivent et il s’agit, pour nous, non seulement de retirer de cette liste ceux qui n’ouvrent pas droit à ces aides mais aussi d’y intégrer ceux qui en ont le droit et qui n’en bénéficient pas à l’exemple de certains handicapés détenus dans des centres de rééducation. C’est un droit même s’ils sont en prison et purgent des peines », poursuit la directrice.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que des indus bénéficiaires sont exclus puisqu’il y a à peine deux ans, des jeunes profitaient de différentes formules DAIS, DAIP, AFS, PID simultanément en s’inscrivant dans plusieurs dispositifs à la fois.
Le manque de coordination entre les différents services avait permis cette situation qui avait abouti plus tard à la convocation de ces bénéficiaires pour rembourser les montants perçus indûment.
La mise sous contrôle de ces aides par la première responsable de cette institution permettra certainement de réorienter ces allocations vers les catégories sociales démunies et handicapées qui en ont vraiment besoin en ces temps difficiles où le chacun-pour-soi tend à devenir la règle.