Fraîchement élu à la tête du Syndicat d’entreprise du complexe Sider d’El Hadjar (Ananba), Riadh Djemai n’a pas attendu longtemps pour réunir le conseil syndical et insister sur la nécessité d’accompagner et soutenir la concrétisation du projet d’investissement visant la modernisation des installations industrielles et ainsi atteindre les objectifs de production de un million de tonnes par an.

Dopé par cette élection et la confiance dont il a été investie par les travailleurs, le nouveau secrétaire général du syndicat déclarera, lors d’une rencontre avec la presse, que tous les travailleurs ont été mobilisés pour atteindre les objectifs fixés. Cependant, il faut dire que cela reste intimement lié à la stabilité du complexe, elle-même tributaire de la préservation de l’outil de travail, l’amélioration des conditions de travail et du climat de confiance qui devra être instauré entre toutes les parties, partenaire social, responsables et direction. Poursuivant, il expliquera que les pouvoirs publics ont injecté dans le complexe 720 millions de dollars pour la rénovation et la modernisation des installations, la réhabilitation du Haut Fourneau (HF) n°2 remis à neuf ainsi que les unités dépendant de ce dernier. Pour rappel, la réhabilitation du HF avait été à l’origine des retards enregistrés, l’entreprise italienne Ferretti s’était avérée incompétente pour réaliser cette opération et on avait confié les travaux à la société Pirson, spécialiste des montages en sidérurgie.
Cette dernière avait découvert des malfaçons et des fissures sur les parois intérieures du HF. Il a fallu procéder à une réfection qui avait duré des mois. La concrétisation de cette opération, qui avait englouti une grande partie du budget total alloué, devait en principe faire tourner à plein régime le complexe qui devrait atteindre les  850 000 tonnes à la fin 2018. Apparemment, on en est encore loin avec les 500 000 tonnes de produits sidérurgiques réalisées jusqu’au mois d’octobre 2018. Les pannes récurrentes des installations, particulièrement le HF, ont été pour beaucoup dans cette situation. Les responsables, principalement le PDG et les cadres dirigeants des 29 unités, s’attendent à une amélioration significative de cette situation avec la mise en place de la 2e tranche de l’investissement avec 20 milliards de dinars à la clé et la mobilisation des instances syndicales et des travailleurs.
En effet, la réhabilitation de la cokerie, de l’aciérie, du laminoir à froid, et la construction d’une deuxième centrale à oxygène verra la production monter en flèche pour se stabiliser autour d’un million de tonnes, un objectif qui, selon les prévisions sera atteint à la fin 2019. Le secrétaire général du syndicat d’entreprise, fort du soutien des travailleurs qui l’ont élu, se dit prêt à relever le défi car, a-t-il expliqué, il s’agit pour tous de réaliser les objectifs stratégiques pour la pérennité de l’entreprise qui constitue le moteur et le poumon de l’économie de toute la région.