A la veille des sénatoriales,  à Annaba, le FLN mobilise ses troupes et des consignes fermes ont été données aux élus pour porter leurs voix sur le candidat choisi, à l’issue des primaires organisées il y a près de trois semaines.

En effet, les 188 élus locaux APC et APW du vieux parti ont été conviés à un dîner à l’hôtel Mimosa Palace, une occasion pour les mouhafad d’Annaba et d’El Hadjar de revenir sur les dissensions et les frictions constatées lors de la première réunion, censée dégager des candidats. « L’heure est à l’unité et à l’union qui devront prévaloir sur les ambitions des uns et des autres. Il s’agit de souder nos rangs et voter comme un seul homme pour notre candidat. Ce choix a été fait démocratiquement par la voie de l’urne, Hammoud Abdennacer, Président de l’APW, a été désigné par les élus avec un nombre de voix majoritaire (123), ceux qui étaient en course se doivent de respecter ce choix. Il y va de l’intérêt du parti et nous sommes tous responsables », a notamment souligné le mouhafed d’Annaba, qui faisait ainsi allusion au Président de l’APC du chef-lieu de wilaya battu à plate-couture lors des primaires. Ce dernier avait pris la parole pour rassurer quant à sa discipline et à son sens du devoir, s’agissant des intérêts supérieurs du parti qui devra arracher ce fauteuil qui, selon lui, revient naturellement au FLN. Le Mouhafed d’El Hadjar, qui a versé dans le même sens, se dit confiant et rassuré, affirmant que la discipline et les instructions de la Direction du parti seront respectées et suivies à la lettre. Mais derrière cette façade, empreinte de convivialité et de concorde, et cette unité affichée en public, la réalité est tout autre et les 188 voix que compte le FLN, sur les 281 élus toutes tendances confondues, risquent fort de subir une érosion et une dispersion qui servira les autres candidats en lice. Les frictions des uns, l’opposition secrète des autres et les manœuvres du frère ennemi, le RND, qui veut puiser dans l’escarcelle du FLN en promettant avantages et nominations aux grands électeurs qui voteraient pour son candidat. Il faut dire aussi que la qualité des élus du vieux parti laisse à désirer et les interventions de grands pontes pour adouber des candidats aux élections locales, malgré leur incompétence et leur ignorance en matière de gestion des communes, ou au niveau de l’APW, ont fini par faire fuir des cadres hautement qualifiés qui auraient pu faire la différence et ainsi éviter au FLN ces dissensions et ces scissions cycliques. n