El Bouni, la commune la plus populeuse de la wilaya de Annaba, connaît depuis quelque temps un lifting qui a transformé cette localité qui veut se placer comme deuxième ville de la wilaya. En effet, après le Cours, une copie conforme de celui du chef-lieu de wilaya , avec ses kiosques à glaces, ses platanes, ses bancs publics et ses cafés, c’est au tour des cités et quartiers de faire peau neuve avec les différents travaux qui ont été lancés. Ainsi, ce sont 80 milliards de centimes qui ont été investis pour l’aménagement, la réfection des routes, l’entretien des espaces verts, la remise en état de l’éclairage public défaillant depuis des années en certains endroits et surtout le renouvellement du réseau d’assainissement et d’évacuation des eaux usées. La cité Saroual a eu la part du lion avec pas moins de 10 milliards qui ont été affectés aux travaux d’aménagement urbain, suivie d’Echabbia, avec 7 milliards investis dans la réfection des voies intérieures de la cité ainsi que le réaménagement de la place publique. Le reste de ce montant a été diversement réparti entre les autres localités, Aïn Djebara, Boukhadra, Bouzaâroura, Sidi Salem, Bidari, Oued Ennil Boukhadra, El Bouni-centre, Gharbi, la cité Ecotec et bien d’autres, pour la réalisation de travaux d’aménagement, de confortement visant à prévenir les glissements de terrain ou encore et surtout le bitumage de certaines voies devenues impraticables. Une amélioration du cadre de vie des citoyens qui se plaignent depuis longtemps d’une dégradation tous azimuts qui a «ruralisé» cette ville qui, pourtant, était bien partie pour être un pôle urbain, surtout que l’université Badji-Mokhtar s’y est installée avec la plupart de ses instituts et ses milliers d’étudiants. Les travaux qui connaissent quelques retards dus essentiellement aux mauvaises conditions atmosphériques ont été à l’ordre du jour lors d’une réunion tenue la semaine passée et qui a regroupé le chef de daïra, le président de l’APC d’El Bouni et les chefs d’entreprise chargées des travaux. Le commis de l’Etat avait insisté sur le respect des délais de réalisation en donnant des instructions fermes quant au renforcement des chantiers en moyens humains et matériels.