PAR MILINA KOUACI
Les anesthésistes de santé publique ont réagi à l’annonce du ministère de la Santé d’organiser un concours de promotion en auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique enseignant. Cette corporation, qui attend l’amendement d’un nouveau statut particulier des fonctionnaires du secteur, réclame le gel de cette épreuve.
Pour le Syndicat national des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique (Snamaarsp), qui appelle au gel de l’épreuve de promotion auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique enseignant, même si les auxiliaires médicaux ayant justifié d’au moins cinq années de service effectif en cette qualité ont droit d’accès à ce concours, «peu d’auxiliaires répondent aux conditions d’accès» alors qu’un nombre important est sur le point de partir à la retraite. «Nous avons expliqué à la commission centrale de suivi des relations avec le partenaire social que le nombre des anesthésistes répondant aux conditions d’accès à l’épreuve sont infimes alors qu’une grande partie est sur le point de partir en retraite. Ladite commission a exprimé sa compréhension, mais s’est par la suite rétractée», regrette le syndicat dans un communiqué rendu public.
L’organisation de cette épreuve est une décision «non étudiée» qui constitue une «provocation» aux AMAR, ajoute le syndicat. Cette décision peut porter atteinte à la stabilité du secteur dans un contexte où la crise sanitaire perdure. Il appelle ainsi au gel dudit concours d’autant que la tutelle compte revoir le statut particulier. «L’amendement d’un nouveau statut particulier est censé organiser et développer la profession et le secteur de la santé. A ce propos, les AMAR menacent de faire recours à toutes les voies légales et autres formes de protestation pour arracher leur plateforme de revendications qui attendent une concrétisation.
Pour rappel, la Commission centrale a demandé aux syndicats du secteur de faire parvenir leurs propositions avant le 1er juillet. Les syndicats espèrent l’amendement du statut promis, la révision du régime indemnitaire et la révision de la classification des différentes catégories du corps médical.
Le Snamaarsp, pour sa part, réclame une couverture juridique et la promulgation d’un statut particulier 11-235 ainsi que la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation. Il exige d’établir une nomenclature des actes pour définir « clairement» les tâches et rôles que cette corporation a à accomplir. Il réclame l’installation d’un Conseil de l’ordre des anesthésistes pour contribuer à la promotion de la santé publique. Il s’agit également de l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5).