A l’approche des élections législatives, le Front des forces socialistes (FFS) continue de défendre son choix de participation décidé lors du conseil national tenu en décembre 2016.


Après le premier secrétaire national, Abdelmalek Bouchafa qui a, à l’ouverture des travaux de la conférence nationale des élus qui s’est déroulée ce week-end à Boumerdès, fait la promotion de cette position, c’était, hier, au tour de Mohand Amokrane Chérifi, membre de l’instance présidentielle du parti, d’en revenir avec des priorités et des orientations aux militants. «Au FFS, c’est la stratégie politique qui détermine la stratégie électorale. Partant de ce principe,
notre campagne nous devons la mener sur le terrain politique avec et auprès de nos compatriotes pour faire valoir et promouvoir notre projet de reconstruction d’un consensus national, seule alternative crédible pour instaurer un changement pacifique et démocratique dans notre pays », a d’emblée lancé M. Chérifi à l’adresse des participants. Et de détailler par la suite les axes qui, selon lui, doivent façonner l’action et le discours du plus vieux parti de l’opposition durant les prochaines échéances. Dans l’objectif de gagner la confiance des électeurs, le membre du présidium estime que le FFS doit se distinguer des autres formations politiques sur le plan du discours. Raison pour laquelle il plaide pour «un discours réaliste porteur d’espoir et de solutions aux problèmes et contraintes que rencontrent nos concitoyens ». «Nos actions doivent être en harmonie avec notre identité politique », a encore soutenu l’orateur. Insistant sur « la nécessité de mettre l’éthique au cœur de la politique » ou simplement « faire de la politique autrement ». « C’est ce qui doit faire la différence entre nous et les autres », a-t-il ajouté, relevant le souci des participants à la conférence de renforcer les liens du parti avec la société, de tisser et de consolider nos passerelles avec la société civile. Ce sont là d’ailleurs deux points à même de « guider le FFS dans sa stratégie de campagne et dans ses actions militantes quotidiennes ». L’autre défi qui se pose au FFS n’est autre que le spectre de l’abstention. Les élus du parti ont d’ailleurs placé le mot d’ordre « contre la dépolitisation de la société» au cœur de la campagne en prévision des prochaines échéances législatives. Une priorité qui semble partagée par la direction du parti, d’autant plus que tout changement démocratique passe inéluctablement par cette même société. «Nous vous rejoignons entièrement sur ce principe car nous considérons que le seul moyen capable de permettre un changement pacifique et démocratique dans notre pays passe par l’adhésion de la population à l’action politique », a déclaré Amokrane Chérifi. Ce dernier a donc consacré la majeure partie de son discours à l’argumentaire, défendant ce qui semble être « le bienfondé » de la participation du FFS aux élections. Pourtant, les élus n’ont pas manqué de relever des défaillances, notamment sur le plan de la communication au sein du parti et vis-à-vis de l’opinion. Un segment qui a de tout temps constitué une faiblesse pour le parti sur la scène politique. Sur ce, Amokrane Chérifi rassure qu’«au niveau de la Direction nationale, nous sommes très attentifs à vos sollicitations et vous rassurons que nous avons déjà mis un plan de travail afin d’améliorer tous les segments de notre communication interne et externe ». Le 24 janvier dernier, le présidium avait déjà nommé Hassen Ferli, membre du conseil national, au poste de secrétaire national, chargé du pôle communication. Enfin, les élus du parti ont appelé, comme l’a souligné Chérifi, « à la nécessité d’uniformisation du discours politique de la campagne au niveau de toutes les
fédérations tout en élaborant des discours spécifiques à chaque région du pays ».