Les formatons politiques, réunies au sein du Pacte de l’alternative démocratique (PAD), sont opposées au projet de révision constitutionnelle, dont la mouture a été rendue publique avant-hier par la Présidence de la République.
C’est ce qu’indique un communiqué qui a sanctionné la réunion des partis composant le PAD ( FFS, RCD PT, PST, MDS, UCP et LADDH) qui dénonce une «exclusion» de Algériens dans des projets qui engagent leur avenir. «Contre la volonté de la majorité des Algériens, le pouvoir a décidé de dérouler sa feuille de route dans une situation d’exception, pour exclure, une fois de plus, le peuple algérien du choix de son devenir», s’indigne le PAD pour qui, «les triturations constitutionnelles unilatérales en cours confirment, une fois de plus, la culture de la pensée unique autoritaire et de l’octroi, lesquelles reconduisent une confiscation de l’Etat à l’origine du désastre national depuis l’Indépendance».
Pour le PAD, l’important «n’est pas dans la phraséologie de dispositions constitutionnelles que le pouvoir et ses institutions ont violé chaque fois qu’ils ont été gênés», estimant que «le consensus autour de la transformation institutionnelle et constitutionnelle pour la consécration de la démocratie véritable ne saurait aboutir sans un débat populaire large et public aboutissant à un processus constituant souverain».
Par ailleurs, le PAD, qui s’élève «avec la plus grande fermeté contre l’escalade dans la répression», accusant le pouvoir d’un «raidissement contre-révolutionnaire», appelle à la constitution d’un «regroupement le plus large contre la répression et en vue de la mobilisation pour l’aboutissement du mouvement révolutionnaire du
22 février 2019 par la consécration de la souveraineté du peuple algérien».