Par Aghilas Sadi
Les actions de solidarité avec la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, placée en détention provisoire par le Tribunal militaire de Blida, s’élargissent.
Après la classe politique nationale, c’est le tour des politiciens français d’exprimer leur solidarité avec la patronne du PT. En tout, ils sont un millier de personnalités françaises, militants politiques et syndicaux, défenseurs des droits de l’Homme, universitaires, qui ont signé un appel réclamant la libération immédiate de Hanoune. Parmi les signataires de l’appel figure l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le patron de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, Maître Henri Leclerc, et autres.
Dans le même ordre d’idées, le Comité national pour la libération immédiate et inconditionnelle de la détenue politique Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, appelle à un rassemblement aujourd’hui à Alger pour exiger sa libération. « Le comité propose de poursuivre et d’intensifier la campagne pour la libération de Louisa Hanoune et a décidé d’organiser un sit-in, ce samedi 18 mai 2019 à 11H, à la placette de la Grande Poste (Alger centre) », indique un communiqué du comité. Le comité exhorte toutes les forces vives attachées à la démocratie à venir se joindre à cette manifestation, car il s’agit d’une question politique et démocratique qui interpelle toutes les voix libres. Par ailleurs, le comité s’est félicité de l’élargissement de la campagne au niveau national et international. Une campagne partagée par des milliers de militants et responsables politiques, syndicaux, associatifs, droits de l’homme… de divers horizons. Le comité, qui s’est réuni jeudi au siège national du PT avec la présence de nouveaux signataires et membres fondateurs du comité, a réaffirmé que la décision du Tribunal militaire est un acte qui criminalise l’action politique et constitue une attaque violente contre la démocratie, le multipartisme, et vient rappeler les pires moments de répression sous l’ère du parti unique. Plus généralement, un coup dirigé contre les millions d’Algériens qui aspirent et agissent depuis le soulèvement révolutionnaire du 22 février pour un changement du système et du régime. Le comité s’insurge également sur le fait qu’un responsable politique soit arrêté et poursuivi sous le chef d’inculpation d’«agissement pour le changement du régime», c’est-à-dire pour avoir exercé de la politique. Notons que des comités de solidarité avec la secrétaire générale du PT ont été créés dans plusieurs pays, notamment en Afrique.