Sa situation était compliquée et son avenir en Europe quasi-compromis. Finalement, Youcef Belaïli s’en est bien sorti. En effet, l’Algérien est parvenu à rester en Ligue 1 Uber Eats après avoir résilié son contrat avec le Stade Brestois le 28 septembre dernier. C’est l’AC Ajaccio qui l’a signé en « joker » au moment où le Dz cherchait un bon point de chute. Ce rebond vient probablement de le sauver d’un recul net pour son plan de carrière.

Par Mohamed Touileb
Même s’il n’a commencé à s’entraîner que mercredi dernier, Belaïli est dans le groupe ajaccien qui jouera à Troyes aujourd’hui (14h) contre l’ESTAC pour le compte de la 11e journée du championnat français.

L’esprit de revanche
Les Corses comptent bien sur le milieu offensif afin d’améliorer leurs résultats et se replacer dans la lutte pour le maintien. « J’ai longuement parlé à son papa et j’ai aussi rencontré Youcef à Marseille. Youcef est venu avec un esprit revanchard par rapport à ce qui s’est dit à tort et à raison sur lui. Aujourd’hui, Youcef est venu ici afin de redorer son image et montrer qu’il est avant tout un joueur de football », a estimé Johan Cavalli, directeur sportif de l’AC Ajaccio.
Lors de son passage, qui aura duré moins d’un an, en Bretagne, le « Fennec » ne s’est pas franchement adapté. « Je ne me sentais pas bien sans ma famille. J’ai parlé avec le club pour partir. Beaucoup ont parlé mais je ne suis pas responsable », a-t-il expliqué dans un entretien accordé à la chaîne Canal+. Aussi, l’enfant d’Oran a révélé qu’il a « discuté avec mon père et mon agent pour rester en Ligue 1. Ce n’est pas pour l’argent, c’est pour progresser en Ligue 1. Avant la signature à Ajaccio, ils ont ramené ma famille. Quand je suis bien moralement, je donne tout sur le terrain ».

Tout à prouver
En Corse, le troisième meilleur passeur (15 offrandes) de tous les temps avec « El-Khadra » devra faire ses preuves pour montrer qu’il a réellement le niveau pour s’imposer dans une ligue majeure. La pression sera là sachant que les Acéistes sont engagés dans une lutte ferraillée pour rester dans l’élite française en pointant à la 18e place.
Il est certain que les prestations de l’ancien sociétaire de l’Espérance Tunis seront suivies. Le challenge est là pour lui. Surtout que beaucoup de mauvaises langues ont anticipé la fin de sa carrière. Certes, il a fallu qu’Andy Delort se mêle à son arrivée dans l’île de Beauté en assurant aux dirigeants que Belaïli est un « bon gars » et qu’il faut lui donner une chance. Mais, pour son talent et ceux qui aiment le football spectaculaire, le voir jouer au plus haut niveau est une évidence. La balle est dans son camp. n