La réorganisation des élections au sein de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) a été l’un des principaux points à l’ordre du jour, hier à Alger, des membres de cette institution sportive continentale lors d’une Assemblée générale et extraordinaire (Agex).

L’Ivoirien Lassana Palenfo, qui a vu son élection pour un 4e mandat en mai 2017 annulée, a annoncé son retrait de la présidence et des élections prochaines de l’Acnoa.
L’actuel président par intérim de l’Acnoa, notre compatriote Mustapha Berraf, dont le nom a été cité avec insistance pour une probable candidature aux prochaines élections, ne s’est pas du tout prononcé sur le sujet. Ce qui est également le cas pour le Camerounais Kalkaba Malboum qui était en course à la présidence en mai 2017 contre Palenfo.
La prochaine assemblée générale élective est donc prévue lors de la prochaine réunion de l’Acnoa en novembre prochain à Tokyo avec un seul point à l’ordre du jour, l’élection du nouveau président.
Il y a lieu de noter que cette Agex d’Alger s’est tenue au moment où l’Acnoa connaît un désordre au sein de son bureau directeur. Et cette situation de confusion a été lancée depuis l’annulation de l’élection de l’Ivoirien Lassana Palenfo pour un 4e mandat à la tête de l’instance en mai 2017 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui, en même temps, a blanchi le Camerounais Kalkaba Malboum. Le président du Comité olympique camerounais a été disqualifié par le Comité exécutif de l’Acnoa pour une supposée utilisation de l’aide et des ressources du gouvernement camerounais pour mener sa campagne. Une accusation qui, finalement, s’est avérée infondée par le TAS.
Suite à l’annulation de sa réélection à la tête de l’Acnoa, Lassana Palenfo déclare que « c’était une suite normale parce qu’on était aux élections. Celui qui était contre moi (Kalkaba Malboum) a porté plainte au niveau du TAS. Et comme la décision a été prise, on doit donc reprendre les élections à nouveau ».
En attendant l’organisation de nouvelles élections, la gestion des affaires de l’Acnoa est revenue de facto au premier vice-président Mustapha Berraf, président du Comité olympique algérien (COA).

De la relation Acnoa-JAJ
Au mois de janvier dernier, et plus précisément lors de sa session ordinaire tenue à Abuja (20-22 janvier 2018), le Comité exécutif de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) a mandaté son président par intérim, l’Algérien Mustapha Berraf, à poursuivre les échanges avec l’Union Africaine sur les Jeux africains.
M. Berraf, également président du Comité olympique et sportif algérien (COA), sera assisté du 2e vice-président de l’Acnoa, et du secrétaire général. Depuis la dissolution, en 2013 à Abidjan, du Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA), lors d’une assemblée extraordinaire en marge de la Conférence africaine des ministres des sports africains, la tutelle des Jeux africains, autrefois organisés par le CSSA, a été confiée à l`Acnoa et à l`UCSA (Union des Confédérations sportives d’Afrique).
Les participants avaient attesté à Brazzaville, que « les JA appartiennent aux Etats membres de l’Union Africaine. C’est la position de l’Afrique qui n’est pas négociable. Ces jeux seront, cependant, organisés sous l’égide de l’Acnoa et de l’Union des Confédérations sportives africaines ».
Les présents ont également confirmé Mustapha Berraf et le Trésorier général (Habu Ahmed Gumel) comme ordonnateurs des dépenses et signataires auprès des institutions financières où sont domiciliés les comptes de l’Acnoa.
Et c’est donc ce qui explique pourquoi les représentants des 53 pays membres de l’assemblée générale de l’Acnoa se sont réunis à Alger, hier, pour examiner le mode d’exécution des dernières décisions du TAS de Lausanne et arrêter la date et le lieu de la tenue de l’AG élective.
Etaient présents durant l’ouverture des travaux de cette Agex, les ministres de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Houda Imène Feraoun et plusieurs membres du CIO.