La décision de Donald Trump à propos d’Al Qods continue de susciter le courroux généralisé dans le monde et arabe et dans plusieurs pays du monde pour qui cette question palestinienne relève du déni du droit de tout un peuple. Des marches et des manifestations exprimant le refus catégorique de cette nouvelle mesure de la part d’un pays censé être un garant du droit international sont organisées.

Le statut de la ville trois fois sainte reste régi par un cadre particulier qu’aucun Etat n’a osé modifier de façon unilatérale. C’est la partie ouest de la ville qui était soumise à un statut spécial en attendant un accord entre les parties. Il n’était nullement question de la partie est de la ville qui était considérée selon le droit international comme annexée et occupée par l’entité israélienne. Avec cette décision américaine c’est toute la ville, déjà défigurée par les constructions des colonies, qui est considérée comme la capitale de l’Etat colonisateur. Pour la majorité des pays occidentaux Al Qods était à la limite la capitale de deux Etats. La sortie de l’actuelle administration US fait l’effet d’un acte désastreux dans un conflit qui ne laisse guère indifférent tant il déchaîne toutes les passions. En tournée en Europe le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou redouble de provocation en affirmant que la décision inique de Trump rendait «la paix possible», et s’est dit persuadé que l’UE, qui ne l’entend pas ainsi, finirait par suivre. Plusieurs manifestations populaires se sont déroulées dans le monde arabe pour dénoncer cette «falsification américaine». A Beyrouth une grande manifestation a eu lieu, hier, pour dénoncer le parti pris des Américains et soutenir le peuple palestinien dans son combat libérateur. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé à cette occasion les gouvernements des pays musulmans et arabes à faire front commun face à la décision de Donald Trump. «Nous saluons les prises de positions des dirigeants du monde entier qui se sont élevés contre la décision» de Trump, a déclaré le leader du Hezbollah dans une allocution télévisée à l’occasion d’un rassemblement monstre organisée dans la banlieue-sud de Beyrouth. «Les gouvernements musulmans et arabes doivent bâtir ensemble la riposte contre cette décision», a déclaré Nasrallah. «L’administration Trump, emplie d’arrogance, pensait que la reconnaissance d’Al Qods comme capitale d’Israël serait acceptée par le monde entier. Le monde entier a exprimé son refus. Trump s’est retrouvé tout seul avec l’entité israélienne»,  a-t-il affirmé.

Nasrallah appelle à une troisième intifadha

Le secrétaire général du Hezbollah s’est ensuite adressé aux manifestants qui se sont mobilisés dans le monde entier contre la décision américaine. «Nous vous saluons, vous, musulmans et chrétiens, qui résistez contre cette offensive américano-sioniste», a-t-il affirmé. «Nous défendrons le peuple palestinien, qui a consenti d’immenses sacrifices et qui résiste avec les pierres et l’épée, jusqu’à la victoire», a-t-il ajouté. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Al Qods comme capitale d’Israël «sera le début de la fin d’Israël». «Lorsque nous vaincrons, les musulmans pourront prier dans la mosquée Al-Aqsa et les chrétiens pourront prier en l’église du Saint-Sépulcre», a-t-il ajouté, sous les acclamations de la foule criant «Mort à Israël» et «Mort à l’Amérique». Le  secrétaire général du Hezbollah, Hassan  Nasrallah, a appelé à une troisième intifadha pour répondre à la décision injuste de l’Amérique alliée de l’Etat colonial israélien. «Il est temps pour tout le monde de reconnaître que l’Amérique ne peut plus être un parrain de la paix en Palestine et dans la région», a déclaré le dirigeant libanais. «Les Etats-Unis sont les créateurs d’Israël, du terrorisme, de l’exil, de la sédition, de Daech et des organisations takfiristes», a-t-il ajouté, appelant «les dirigeants palestiniens à arrêter les négociations de paix». «Il est temps d’isoler totalement l’entité israélienne, d’exercer des pressions populaires et politiques, et de rompre les liens avec Israël», a-t-il lancé, préconisant que «les composantes de l’axe de la résistance doivent bâtir ensemble une stratégie commune» pour lutter contre l’occupant.