Le doute est visiblement dissipé quant à la tenue des épreuves de fin de cycle primaire qui auront lieu, comme prévu, à partir de demain, et ce, grâce notamment à la décision des directeurs des écoles primaires d’encadrer les examens, alors que certaines organisations tentent d’entretenir la confusion en lançant des appels à un «report» des épreuves.

PAR Milina Kouaci
Cependant, la décision finale s’agissant de l’encadrement des examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du baccalauréat sera prise aujourd’hui par l’Intersyndicale de l’Education nationale composée de 13 organisations syndicales.
D’après le président du Syndicat national des directeurs des écoles primaires (Snadep), Abdelkrim Gaïd, les directeurs ont décidé d’encadrer l’examen de fin de cycle primaire pour ne pas hypothéquer l’avenir des élèves.
Ce syndicat a été signataire parmi 13 autres d’un communiqué menaçant de boycotter les examens officiels dans le cas où les autorités compétentes ne prennent pas en charge leurs revendications portées sur la place publique à travers plusieurs actions de contestation. Cependant, le syndicat est revenu sur sa décision et a décidé d’encadrer les examens de fin de cycle, et ce, au lendemain d’une rencontre bilatérale qu’il a eue avec le ministre de l’Education nationale Mohamed Ouadjaout.
«Le boycott de l’épreuve de 5e année primaire n’est plus inscrit dans notre programme d’action pour ne pas hypothéquer l’avenir de nos enfants», indique M. Gaïd, qui explique qu’ils sont en mesure d’encadrer les examens du BEM et du BAC si la tutelle fait appel à eux. «Ce serait un précédent dans l’histoire du pays. De mémoire d’un professionnel de secteur, il n’y a jamais eu de menaces sur l’encadrement des examens de fin de cycle», poursuit M. Gaïd, qui estime que les proviseurs de lycée vont encadrer les épreuves du BAC.
En effet, à l’issue d’un conseil national extraordinaire, tenu dimanche, le Conseil autonome des directeurs des lycées (Cnadl) a décidé de maintenir la pression et de se mobiliser pour d’éventuelles actions de protestations sans invoquer le boycott du BAC. «Le ministère n’a résolu aucun problème. Et c’est tout à fait normal que les syndicats passent à la radicalisation des actions», dit le président du Snadep, qui appelle les organisations syndicales à «la retenue et la sagesse pour l’intérêt de l’élève».
De son côté, le collectif des 13 syndicats autonomes se réunira aujourd’hui et prendra une décision sur le boycott ou pas des examens officiels. Les membres de ce collectif avaient annoncé, le 18 mai, le boycott des activités administratives de fin d’année ainsi que la possibilité de boycotter les examens officiels dans le cas où le gouvernement ne prendrait pas en charge les revendications socioprofessionnelles des travailleurs et des syndicats. Ils ont appelé, par la même occasion, les hautes autorités du pays à résoudre la situation et prendre les mesures nécessaires pour répondre aux revendications.

853 391 candidats attendus aux centres d’examen
Plus de 853 000 candidats passeront demain l’examen de fin de cycle primaire à travers le territoire national pour accéder au cycle moyen. Le nombre global des candidats à cet examen est de 853 391, dont 436 469 garçons et 416 922 filles, répartis sur 14 472 centres d’examen au niveau national, selon des chiffres avancés par l’Office national des examens et concours (Onec).
Cette institution a affirmé, dans une fiche technique des examens finaux de l’année scolaire 2020-2021, que les copies des candidats seront compostées au niveau de 13 centres de regroupement et de compostage avant de les répartir sur 62 centres de correction ; une opération du 7 au 17 juin.
Pour rappel, l’année dernière, le ministère de l’Education nationale a approuvé un ensemble de mesures sur la base de ce qui a été approuvé par le Conseil des ministres, en mai 2020, concernant l’organisation du travail pour la fin de l’année scolaire et les examens nationaux pour la session 2020 en raison des conditions sanitaires imposées par la pandémie du Coronavirus. Ces procédures pour le cycle primaire se résument en la suppression de l’examen de fin de cycle primaire et l’approbation du passage d’un niveau à un autre dans ce cycle en calculant la moyenne des premier et deuxième semestres et en réduisant le taux d’acceptation à 4,5 sur 10.