La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a affirmé sa disponibilité, hier à Alger, à dialoguer avec les organisations syndicales qui promettent un débrayage dans les jours à venir.

« Nous sommes prêts à dialoguer et nous n’avons aucun problème à ce sujet », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse tenue en marge de la rencontre avec les directeurs de wilaya dans le cadre de la préparation de la prochaine rentrée scolaire (2018-2019).
Sur sa lancée, la ministre a relevé que « toutes les préoccupations des enseignants et des fonctionnaires font partir des préoccupations » de son département, estimant que le rapport entre la tutelle et les syndicats est marqué par le « calme » et que cela « allait continuer » en dépit de cette menace de débrayage. La ministre n’a pas manqué, cependant, d’afficher sa désapprobation quant à la façon avec laquelle se sont exprimés les syndicats du secteur. « Ils ont annoncé qu’ils allaient entamer une protestation alors qu’ils n’ont pas déposé le moindre document au niveau du ministère », a-t-elle regretté.
Relevant la contrainte temps qui empêcherait la quête d’une réponse, Mme Benghebrit a rappelé que le département de l’Education nationale dispose d’un protocole de médiation établi depuis deux ans. Elle a fait état, dans ce sens, d’invitations adressées aux partenaires sociaux pour discuter de leurs préoccupations. « L’Unpef, que nous avons invitée à une réunion jeudi passé, nous a proposé les dates des 9 et 10 janvier », a souligné la ministre. S’agissant des revendications posées par les syndicats, Mme Benghebrit a indiqué que le ministère « a essayé de trouver de nouveaux mécanismes pour régler certaines situations », relevant que « le nombre de nouveaux fonctionnaires est énorme par rapport à celui enregistré avant 2015 ». « Chaque dossier nécessite une étude approfondie d’abord de la part de notre département et, ensuite, de la part de la Fonction publique, avant d’arriver au contrôleur financier », a-t-elle expliqué.
« Je peux vous assurer également que, pour la première fois, des situations ont été réglées en temps voulu en dépit du problème des allocations familiales », a-t-elle ajouté. « Nous avons aussi plusieurs enquêtes au niveau de l’inspection générale qui ont été menées, soit à l’initiative du partenaire social, qui nous a fait part des préoccupations dans certaines wilayas, soit à travers des communications qui nous parviennent au ministère », a encore noté la ministre.
« Nous n’avons aucun intérêt à laisser les problèmes sans solutions, notamment quand on voit que certains de ces problèmes sont liés à la mauvaise gestion ou d’autres raisons », a noté la ministre. Elle a indiqué, par la même occasion, que la première recommandation donnée aux directeurs de wilaya est que les relations avec les fonctionnaires « soient bâties sur la confiance ».
Revenant sur les résultats enregistrés lors du premier trimestre de l’année scolaire en cours, la ministre de l’Education nationale a affirmé que
« plus de 91 % des établissements scolaires ont affiché les résultats du premier trimestre sur la plateforme numérique, ce qui constitue une première », avant d’ajouter qu’« il y a seulement 2 342 établissements qui n’ont pas pu le faire pour des raisons purement techniques ». Dans un autre contexte, la même responsable a affirmé que plus de 119 000 dossiers ont été réglés en faveur des fonctionnaires du secteur, et ce, en collaboration avec les services de la Fonction publique, tout en reconnaissant des « lacunes » enregistrées sur ce plan au niveau des directions locales de 22 wilayas ou certains autres services.
Concernant les dossiers de certains enseignants en attente de réglement, cela va s’effectuer « au cas par cas et en temps voulu », a-t-elle affirmé. Concernant le dossier de recrutement, Mme Benghebrit a évoqué l’autorisation donnée par la direction générale de le Fonction publique pour poursuivre l’exploitation, durant l’année 2019, de la liste provisoire du concours de recrutement des enseignants des deux cycles, à savoir moyen et secondaire de 2017, affirmant que «la rencontre d’aujourd’hui doit définir la carte scolaire et les besoins du secteur».<