Les partis politiques réunis sous l’appellation des Forces du changement poursuivent les préparatifs pour l’organisation de la conférence nationale de dialogue qui devra se tenir le 6 juillet prochain. Le coordonnateur de cette initiative, Abdelaziz Rahabi, a déjà entrepris des contacts avec des personnalités politiques, des représentants de la société civile et de syndicats, ainsi qu’avec d’autres partis politiques pour tenter de trouver une solution de sortie de crise. La participation ou non de nombre de personnes ou d’organisations rencontrées n’est cependant pas tranchée. C’est le cas, par exemple, du groupe constitué des partis signataires du pacte politique pour une véritable transition démocratique (FFS, PT, RCD, UCP, PST, MDS, PLD, et la LADDH) réunis sous la dénomination des Forces de l’alternative démocratique. Le bloc des démocrates n’a encore reçu aucune invitation de la part des Forces du changement et ne peut donc pas se prononcer sur sa participation ou non à la rencontre du 6 juillet, selon un membre du groupe. Un autre membre a, par ailleurs, relevé que l’alternative démocratique n’est pas au courant du contenu de ce que proposent les Forces du changement. «Nous ne connaissons pas le travail qu’ils ont fait. Nous ne connaissons ni le programme de la rencontre ni si celle-ci sera une conférence de dialogue seulement – comme celle organisée par l’alternative démocratique – ou si elle devra être sanctionnée par des résolutions définitives… nous devons être au courant de tout cela avant de décider si nous devons participer ou non», a-t-il ajouté. «Nous n’avons pas participé à ce travail et nous n’avons pas été conviés pour dire si nous allons participer ou non à la conférence du 6 juillet. La balle est dans le camp des Forces du changement», a-t-on encore expliqué. La présidente du l’UCP, Zoubida Assoul, résume la position du groupe des démocrates. «La décision d’aller à la conférence des Forces du changement sera prise après concertation des partis (FFS, PT, RCD, UCP, PST, MDS, PLD et la LADDH) qui devront se rencontrer cette fin de semaine. Ce n’est pas une décision que les partis prendront individuellement, mais elle sera prise collectivement. Dans tous les cas, une fois prise, la décision sera rendue publique», a-t-elle dit. Le groupe des forces démocratiques a été contacté hier par M. Rahabi pour une rencontre «avant le 6 juillet» avec ses membres et ce n’est qu’après l’avoir rencontré et pris connaissance du contenu de la conférence que le groupe aura plus de visibilité sur sa participation ou non. Il convient de noter que les partis signataires du pacte politique pour une véritable transition démocratique ont organisé une conférence de dialogue et de concertation le 26 juin dernier à laquelle était présent Rahabi en tant qu’invité représentant le groupe des Forces du changement. Pour brasser une large présence à la conférence du 6 juillet, notamment parmi la société civile comme annoncé par M. Rahabi, celui-ci a également rencontré plusieurs représentants de syndicats et d’associations, parmi lesquels RAJ (Association Actions Jeunesse) qui n’a pas non plus pris de décision sur sa participation à la conférence des Forces du changement, selon son président Abdelwahab Fersaoui, qui précise que la décision sera prise en concertation avec le collectif des dynamiques de la société civile qui a organisé une conférence le 15 juin dernier. Pour sa part Lakhdar Benkhellaf, président du Conseil consultatif du FJD, a expliqué que les chefs de partis des Forces du changement doivent se réunir aujourd’hui pour valider les travaux des sous-commissions installées il y a quelques jours.
Il affirme que les invitations pour la conférence du 6 juillet n’ont pas été envoyées dimanche passé, comme prévu initialement, mais qu’elles le seront une fois la liste validée par les chefs de parti des Forces du changement. Ces partis sont, rappelle-t-on, Talaie El Hourriyet d’Ali Benflis, le Front de la justice et du développement (FJD) d’Abdellah Djaballah, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) d’Abderrazak Mokri, auxquels se sont joints d’autres partis et personnalités politiques, des associations et organisations de la société civile ainsi que des syndicats.