Fodhil Boumala devra connaître le verdict de son procès, tenu avant-hier, au tribunal de Dar El Beïda au début du mois prochain. La même semaine verra également le jugement de Karim Tabbou, coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS) (parti non agréé). Lors de son procès, Fodhil Boumala s’est défendu contre les accusations portées contre lui, à savoir la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux portant atteinte à l’Etat. Quant à Karim Tabou, il est poursuivi pour les chefs d’inculpation d’atteinte à l’Armée, et appel à un attroupement. Il sera ainsi jugé le 4 mars par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Il faut rappeler que Karim Tabou est incarcéré depuis plus de cinq mois. Depuis son arrestation le 26 septembre dernier et la décision du juge d’instruction de le mettre en détention préventive, toutes les tentatives de le libérer, même d’une manière provisoire, se sont avérées vaines. Karim Tabbou, ancien premier secrétaire national du FFS, a été interpellé, une première fois, le mercredi 11 septembre, et placé, le lendemain, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Koléa pour atteinte « au moral des troupes de l’Armée ». Mais la chambre d’accusation de la Cour de Tipasa a décidé, quelque temps après, de le remettre en liberté provisoire, en attendant la programmation de son procès. Sauf que le chef de file de l’UDS n’a pas eu le temps de savourer sa liberté retrouvée, puisqu’il a été arrêté, moins de 24 heures après sa libération, soit le 26 septembre dernier, pour être placé par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed en détention préventive à la prison de Koléa. Depuis son incarcération, Karim Tabbou vit en isolement à la prison de Koléa, une situation maintes fois dénoncée par ses avocats et sa famille.<