Comme évoqué dans notre livraison du 19 juin, la tenue de la Coupe d’Afrique des nations 2025 en Guinée n’est pas certaine. Dès lors, l’Algérie pourrait postuler pour l’organisation de ladite édition. En effet, les autorités pensent que le pays est en mesure d’abriter le rendez-vous continental. D’autant plus qu’à cette date, les nouveaux stades seront tous opérationnels.

Par Mohamed Touileb
Ça sera un défi majeur. Et les autorités sont bien conscientes que relever le défi en abritant des événements d’ampleur est important pour l’image du pays. Si le Maroc pourrait récupérer la CAN-2023 censée se dérouler en Côte d’Ivoire, l’Algérie aurait l’opus 2025 en ligne de mire.

Les nouveaux stades, un sacré avantage
Avec un parc stadier qui va s’agrandir et l’organisation des Jeux Méditerranéens 2022 à Oran, le pays devrait disposer des assises infrastructurelles pour assurer une bonne organisation pour ce type de challenge. En plus du Nouveau stade d’Oran, il y a le stade 5 juillet 1962 (Alger) ainsi que celui de Baraki et Douéra. En outre, d’ici 2025, le stade de Tizi-Ouzou devrait être opérationnel.
Côté enceintes, le pays est en train de faire un bond en avant et devrait pouvoir présenter une candidature convaincante. Cela changera par rapport aux dernières fois quand les décideurs voulaient postuler mais que les antres en question n’étaient que sur maquette avec des chantiers à l’arrêt ou avec un état d’avancement inquiétant.
Vers l’Est, les stades de Constantine et Annaba peuvent être retapés et aménagés afin d’être commodes pour abriter des matchs de la compétition. Les clubs pourraient en tirer profit par la suite. En outre, il faut savoir que les hôtels confortables ne manquent pas dans les différents coins du territoire. Notamment à Alger et à Oran. On sera largement dans des enseignes plus «confortables» que celles au Cameroun.

Tebboune ne veut pas rater l’occasion
Aujourd’hui, la plupart des nouvelles infrastructures sont presque finalisées. Et même pour celles qui sont en retard, il est presque évident qu’elles seront exploitables dans trois ans. L’idée était de postuler pour la séquence 2027 en janvier dernier. D’ailleurs, Charaf-Eddine Amara, président démissionnaire de la Fédération algérienne de football (FAF), avait indiqué que «ce genre de dossiers se négocient directement avec les hautes instances du pays. Nous, en tant que Fédération, étudions la faisabilité d’une telle candidature. Une fois notre étude terminée, on présentera une proposition aux hautes autorités du pays».
Il est évident que le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et son équipe ne voudront pas manquer l’opportunité d’obtenir l’organisation d’une compétition d’envergure et qui suscite l’engouement. La Guinée, qui sort d’un coup d’Etat récent, ne devrait pas pouvoir assumer son statut de pays hôte. La délégation de la CAF qui s’est récemment rendue là-bas pour constater l’état d’avancement des chantiers n’a pas pu obtenir les garanties.

Climat favorable, un atout important
Dès lors, la CAF devrait anticiper la défaillance et prôner le risque zéro en réattribuant l’organisation du tournoi à un autre pays. Trente-cinq ans après avoir organisé et gagné le tournoi sur ces terres avec la CAN-1990, l’Algérie pourrait redevenir la capitale du foot africain à l’été 2025. D’ailleurs, il y a l’aspect climatique qui présente un véritable avantage.
Même en été, l’Algérie peut faire jouer des rencontres en début de soirée. Les conditions sont nettement plus clémentes durant cette période que dans les pays sub-saharien, ce qui représente un autre atout important sachant que la Confédération africaine de football (CAF) fait du déroulement de la messe en été une priorité désormais.