Interrogé sur l’indifférence du public algérois vis-à-vis de la troisième édition des Jeux africains de la jeunesse (JAJ-2018) d’Alger, le directeur général du Comité d’organisation de cette manifestation sportive (COJAJ), Abdelhalim Azzi, a répondu que

« L’accès est gratuit pour le public pendant toute la période des Jeux. Nous devons encourager les gens à venir assister à ce rendez-vous, d’autant qu’il coïncide avec les vacances scolaires et surtout à l’issue de la Coupe du monde ».
Mais ce que semble oublier le président du COJAJ, c’est que la médiatisation est le principal aspect pouvant assurer la promotion de ces Jeux. Et c’est cet aspect qui a fait défaut chez les organisateurs surtout pour le pays hôte. Il faut bien faire remarquer que depuis le mois d’avril dernier, date d’installation du Comité d’organisation de cette manifestation sportive (COJAJ), jusqu’au début de cette manifestation sportive juvénile, trois mois se sont écoulés.
Il est vrai, faut-il bien le préciser au passage, qu’il n’est vraiment pas facile d’organiser des joutes de cette importance avec plus de 4.500 personnes, dont quelque 3.000 athlètes issus de 54 pays, mais force est de constater que la médiatisation est une des plus faciles opérations. Autrement, on ne pourrait susciter l’engouement voulu et montrer la véritable image de marque de l’Algérie de par sa diversité (développement, culture, tourisme etc.).
L’argent existe bel et bien pour ces Jeux africains de la jeunesse afin d’assurer une très bonne « campagne publicitaire » pour susciter l’engouement du public. Mais, malheureusement, dans la pratique, on ne constate que quelques banderoles et affiches placardées çà et là et dans certains journaux, notamment spécialisés.

 

Sous-médiatisation flagrante
A l’aéroport international Houari-Boumediene, premier point de chute pour participer à ces joutes, rien n’indique que l’Algérie abrite une compétition d’envergure et aucun desk n’a été installé pour l’occasion. Dans les rues de la capitale, point de drapeaux des pays africains participants, comme c’est le cas lors des Jeux africains consacrés aux seniors
C’est dire que cette manifestation sportive consacrée aux jeunes n’a pas été médiatisée comme il se doit pour assurer l’engouement d’un public dont la majorité est en « vacances ». Dans les pays développés, ce type de manifestations sportives des petites catégories est bien exploité sur le plan médiatique pour montrer aux responsables concernés toutes les capacités du pays à organiser d’autres manifestations sportives d’envergure. Ce qui, par contre, n’a pas été bien assuré par les responsables de ces jeux africains de la jeunesse d’Alger.

Craintes pour les JM 2021 à Oran
Cela se passe au moment où le ministre de la jeunesse et des sports, M. Mohamed Hattab déclare qu’»A travers l’organisation de cette manifestation continentale, nous préparons avec force l’Algérie à abriter de nouveau les manifestations internationales».
A trois ans de l’organisation des Jeux méditerranéens 2021 d’Oran, un rendez-vous aussi important, les organisateurs devront s’atteler dès maintenant à préparer cette échéance comme il se doit sur le plan de la médiatisation et éviter les erreurs de ces Jeux Africains de la jeunesse d’Alger 2018.