A l’instar de tous les pays européens, le championnat d’Angleterre ne risque pas de reprendre de sitôt. En tout cas, pas avant le 8 juin selon les dernières informations. Pas le plus réjouissants des scénarios pour les responsables. L’Algérien Riyad Mahrez, qui jouer pour Manchester City, devra prendre son mal en patience avant de retrouver les pelouses.


En attendant de refaire le point le 1er mai prochain, les clubs de la Premier League, qui se sont réunis avant-hier par visioconférence, ont convenu à ne pas jouer de rencontre pour le mois à venir. Pas de matchs de prévus pour les six semaines à venir. Surtout que le confinement y a été prolongé jusqu’au 7 mai au minimum. « La Premier League et nos clubs travaillent à des scénarios complexes pour le calendrier. Nous collaborons activement avec toutes les parties impliquées, y compris avec les partenaires et diffuseurs, et notre objectif est de pouvoir reprendre quand nous pourrons le faire sainement et avec l’appui du gouvernement », c’était la déclaration d’un des porte-paroles de l’organisation des 20 clubs de Premier League. Le mot « complexe » reflète parfaitement la situation dans laquelle s’entremêlent des paramètres sanitaires, économiques et contractuels.

Le COVID-19 en arbitre
Pour cela, les acteurs du championnat veulent que le baisser du rideau soit pour la fin juin. Et ce pour s’éviter les alambiques juridiques pour ce qui est des bails des joueurs qui expirent le 30 du même mois. Mais tout cela reste fortement tributaire du degré de la propagation et la jugulation du coronavirus qui reste le seul arbitre. Il y a 9 jours de cela, Le président de la ligue anglaise de football (FAPL), Rick Parry, a indiqué que lui et ses collaborateurs espèrent « pouvoir reprendre l’entraînement à la mi-mai. Cela nous donnerait suffisamment de temps pour nous préparer.» Aussi, il avait également conseillé aux clubs d’ « accorder un vrai temps de repos à leurs joueurs pendant cette période de confinement pour repartir ensuite pied au plancher.» Cela veut certainement dire que les vacances estivales seront raccourcies afin de pouvoir reprendre la saison 2020-2021 le plus tôt possible.

Volonté commune d’en finir
L’application de ce planning reste étroitement liée aux décisions des autorités locales auxquelles reviendra le verdict final. Et ce, en tenant compte du degré de maîtrise du COVID-19. Aussi, dans le cas où le gel sportif serait levé, les « matchs devraient se jouer à huis clos. Cependant, les dates de reprise de l’entraînement mais aussi des rencontres officielles devront être totalement approuvées par le gouvernement et les autorités sanitaires compétentes », prévient le patron de la PL.
En tout cas, l’état d’alerte reste maximal chez les patrons de la balle ronde au pays de Sa Majesté. Ils veulent tous que cet exercice aille au bout afin de s’éviter les tracas Surtout qu’il y a un champion à consacrer et des clubs à faire descendre et monter. A défaut, il sera difficile d’expliquer aux écuries qui jouent les premiers rôles que la séquence 2019-2020 est tout bonnement annulée. Affaire à suivre et des rebondissements à venir.n