Les partis politiques formant l’Alliance présidentielle se réuniront samedi prochain, a affirmé, hier à Alger, le coordinateur de la direction intérimaire du Front de libération nationale (FLN) Mouad Bouchareb. Ce dernier n’annonce pas moins le début des préparatifs de la campagne électorale au niveau du FLN avant même l’annonce de la candidature du président Bouteflika. Le FLN et l’Alliance semblent se mettre en ordre de bataille électorale avant l’heure !

Intervenant à la réunion qu’il a tenue au siège du parti avec les parlementaires de l’ancien parti unique, Bouchareb a fait état d’une rencontre, la première après la convocation du corps électoral pour la présidentielle du 18 avril, qui regroupera samedi les chefs des partis de l’Alliance présidentielle, FLN-RND-TAJ-MPA. A l’ordre du jour, les responsables des quatre partis vont élaborer une vision claire en relation avec l’élection présidentielle, a expliqué le chef du FLN. Bouchareb a annoncé, par la même occasion, l’installation d’une instance FLN pour la campagne électorale du candidat du parti. « Je déclare de façon officielle l’installation de l’instance du FLN pour la préparation de l’élection présidentielle. Cette instance comptera les ministres du FLN, les actuels et les anciens, les cadres du parti, les élus des deux chambres. C’est elle qui dirigera la campagne pour le candidat du FLN », a-t-il assuré. Il a annoncé aussi l’installation d’une commission pour la récolte des signatures et une autre commission pour préparer les meetings du parti à l’occasion de la campagne électorale. Ce dernier est revenu, par ailleurs, sur les raisons qui ont poussé la direction provisoire du FLN à programmer le congrès extraordinaire du parti après le déroulement du scrutin présidentiel. La rencontre des états-majors de l’alliance présidentielle marquera visiblement un coup d’accélérateur dans la coordination des quatre formations politiques en prévision de la présidentielle. En sus de cette rencontre, les partis s’attellent à tenir des réunions de leurs structures respectives pour peaufiner leurs actions à venir. C’est le cas de l’ancien parti unique, qui a annoncé, hier, une rencontre nationale qui regroupera tous les responsables et cadres du parti. Objectif principal, préparer la campagne électorale pour l’élection présidentielle d’avril prochain. Auparavant et à l’occasion de la réunion de l’instance collégiale du FLN, tenue lundi soir, M. Bouchareb a expliqué que le rendez-vous du 9 février prochain « réunira tous les militants et cadres du parti, ainsi que les élus et responsables de ses structures sans exclusion aucune ». « Cette rencontre concerne le parti du FLN et les organisations liées au FLN (…). Je le dis dès maintenant parce que cette rencontre sera ouverte à tous les militants sans exclusion. Les anciens secrétaires généraux sont les bienvenus et les anciens membres du comité central », a-t-il affirmé. La rencontre « présentera un véritable coup d’envoi des préparatifs de la présidentielle », a-t-il relevé, ajoutant que « le FLN a entamé la phase de préparation de la prochaine échéance électorale» tout en se disant « confiant » de voir le Président de la République postuler pour un 5e mandat afin de « poursuivre la mise en œuvre de son programme prometteur ». Faisant état d’un souci d’impliquer tous les cadres et militants du parti dans la campagne électorale,
M. Bouchareb a noté qu’il s’agit d’un « message clair pour l’application des orientations du Président Bouteflika visant à resserrer les rangs du parti et rassembler tous ses militants », affirmant que « la responsabilité de la réussite de la campagne électorale incombe à tous les militants du FLN à travers tout le territoire national ». Par ailleurs, et sans la perspective de replacer de nouvelles valeurs dans la gestion organique du parti et marquer une différence avec l’ancienne direction, l’instance dirigeante du parti a décidé de réhabiliter le sénateur Abdelouahab Benzaim, sous le coup d’une sanction disciplinaire. Dans le même sillage, on signale du côté FLN, que M. Bouchareb continue de recevoir d’anciens dirigeants du parti. Les derniers à être reçus sont Amar Tou et Rachid Haraoubia, anciens membres du gouvernement.