Le bureau d’Oran du parti de l’Alliance nationale républicaine (ANR) a vu plusieurs de ses cadres militants fuir vers le RND, après avoir déposé une démission collective.

Selon l’un de ces militants, Messabih Miloud, qui a écrit sur page Facebook que la raison est due «aux conditions dans lesquelles exercent les militants, notamment la marginalisation, les décisions prises sans l’aval du bureau dirigeant du parti ». Parmi les démissionnaires, on retrouve 2 du bureau national et 4 du bureau de wilaya, ainsi que plusieurs cadres, qui ont annoncé leur retrait, affirmant qu’ils ne font plus parti de l’ANR. Les militants ont indiqué que ce retrait n’a rien à voir avec le premier responsable du parti Belkacem Sahli qui, selon eux, mérite toute leur considération, tout en lui souhaitant un bon parcours politique. Ce groupe, qui vient de rejoindre le RND, n’est pas étranger à la deuxième puissance politique du pays, puisque ses membres ont déjà été militants du Rassemblement avant de rejoindre les rangs de l’Alliance nationale républicaine.
L’ANR n’a pas tardé à réagir à cette situation à travers un communiqué dont nous possédons une copie. Le parti contredit ce qu’ont avancé les militants démissionnaires. Il a, en effet, annoncé que la réunion du 15 février dernier a fini par approuver l’écartement du militant Messabih Miloud.
L’ANR, qui s’apprête à se lancer dans la course aux prochaines législatives, connaît une nouvelle restructuration de ses bureaux à travers l’installation des responsables de chaque région de la wilaya. Selon ses responsables, les ambitions sont grandes pour réaliser de bons scores lors de l’échéance du 4 mai prochain.