Alliance assurances veut continuer à innover en proposant des nouveautés. Après «Oto TuniZen », produit dédié aux Algériens qui se rendent en Tunisie, la compagnie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son premier responsable, Hassen Khelifati, annonce en exclusivité à «Reporters que l’assurance automobile sera adaptée à tous les budgets, d’ici à fin 2018. Et relève qu’à cette échéance, l’assurance «peut se faire de 24h à 365 jours sans exigence de minimum», tout en précisant qu’actuellement le délai minimum est de trois mois. Ce nouveau produit vient s’ajouter à «OTO Eco km», sous le slogan «Payez seulement les kilomètres roulés !», lancé par Alliances assurances il y a un an. Cette offre pensée et réfléchie autour de l’aspect économique de l’assurance auto, apporte une solution sur mesure aux automobilistes et se décline en trois (03) paliers calculés en fonction des kilomètres roulés durant une année. De plus, dans le cas où l’assuré dépasse le seuil des kilomètres indiqués dans la formule contractée, les kilomètres supplémentaires ne seront pas facturés, l’assuré sera basculé vers une formule supérieure lors du renouvellement de son contrat d’assurance «OTO Eco Km».

A propos du marché des assurances, M. Khelifati explique que l’un des facteurs majeurs qui freine le développement du secteur est «l’absence d’un marché financier dynamique. Excepté les produits classiques, dont les assurances crédits, assurances voyages, et quelques produits d’assurances groupe, on n’a pas évolué, car on n’a pas de produits de capitalisation». «La Bourse ne fonctionne pas, le marché financier dans sa globalité reste à réformer et à développer», estime-t-il. Sur l’installation de l’autorité de régulation, M. Khelifati est catégorique : «Soit le ministère des Finances garde l’autorité du contrôle, donc il peut mettre la propriété du capital des entités publiques dans un holding indépendant, soit il garde les compagnies d’assurances sous la coupe de la direction générale du Trésor, et transfert la régulation à une agence indépendante ou une autre autorité du marché financier comme la Cososb.»

Ce n’est pas tout. La compagnie qu’il dirige a également demandé de consacrer le principe selon lequel l’assurance doit être payée au comptant. M. Khelifati a préconisé un élargissement du réseau pour les produits spécifiques, à travers les agences de voyages pour l’assurance voyage, les agences immobilières pour les CAT NAT et habitat, les notaires aussi, etc.

Objectif : «Atteindre une plus grande diffusion de l’assurance et inculquer la culture des assurances chez la population.» Par ailleurs, il y a lieu de rappeler qu’en sa qualité de vice-président de l’Union algérienne des sociétés d’assurances et de réassurance, M. Khelifati avait annoncé fin juin qu’«entre 60 000 à 80 000 dossiers dommages toutes branches, datant de 2015, seront régularisés  en 2019», précisant qu’avec l’entrée en service de l’indemnisation directe  des assurés, devant intervenir en 2019, le cumul des dossiers «fera partie du passé». Pour la période 2010-2014, «plus de 200 000 dossiers ont été régularisés, pour une valeur de 8 milliards de dinars, dont 66 000 pour uniquement l’année 2014».