Le contrat vise à faire baisser la tension sur le marché.

Avec l’arrivage prochain de 150 000 tonnes d’orge fourragère, issues d’un contrat d’achat conclu par l’OAIC, c’est, bien sûr, les éleveurs de bovins et d’ovins qui vont être rassurés après des semaines de tension sur le marché local de l’aliment du bétail. Cet important volume importé d’orge fourragère, destinée essentiellement à l’aliment du bétail, sera réceptionné entre le 16 et 31 mars prochain selon les clauses du contrat d’achat conclu entre l’OAIC et les fournisseurs sélectionnés à l’issue d’un avis d’appel d’offres clôturé le 31 janvier dernier. Ainsi, la tension sur cet aliment va commencer à baisser dès que l’OAIC va procéder à sa distribution selon « un planning très précis », indiquent à Reporters des sources concordantes. Toujours selon ces mêmes sources, les arrivages d’orge fourragère sont en quantités suffisantes pour pouvoir répondre à la demande. Sur ce dernier point, il y a lieu de rappeler que depuis quelques mois la tension sur cet aliment de bétail s’est fait ressentir pour cause d’une offre sur le marché très en deçà de la demande. Celle-ci s’est accentuée ces deux dernières années en raison de la sécheresse qui a sévi lors des campagnes labours-semailles se soldant par une moisson très faible. En effet, le volume collecté en orge au niveau national a reculé de 3,6 millions de quintaux en 2019 à moins de 500 000 quintaux en 2020. Il faut aussi souligner que cette offre insuffisante s’est traduite par une spéculation sur le produit végétal et du coup fait grimper les prix. Pour preuve. L’orge qui coûtait 2 500 DA le quintal est passé à 3 500 DA/q et n’était pas toujours disponible. Plongeant ainsi dans le désarroi les éleveurs de bovins et d’ovins car se retrouvant ainsi à faire des coupes sur le ratio indispensable à la bonne conduite d’élevage de leur cheptel. Pis encore, certains n’ont pas trouvé d’autre alternative pour pouvoir respecter le ratio que de mettre à la vente quelques têtes à leur grand désappointement. Devant une telle situation les éleveurs, par le biais de leur association ou de leur fédération sont montés au créneau. Interpellant ainsi le ministère de l’Agriculture et du Développement rural de leur venir en aide. A ce propos, un dispositif de soutien a été décidé par le ministère de tutelle le mois dernier qu’il compte lancer dans les plus brefs délais. Comme le ministère avait rassuré les éleveurs que dans le cadre du soutien de l’orge et du son issu de la trituration du blé subventionné qu’une note a été adressée à l’ensemble des walis leur demandant de faire respecter le dispositif de la distribution du son aux éleveurs. Mais toujours est-il que ce son n’est qu’un complément alimentaire qui ne saurait remplacer longuement l’orge fourragère. C’est pourquoi, les éleveurs sont impatients de savoir quand sera distribuée l’orge fourragère importée. C’est là leur principale préoccupation. La balle est donc du côté de l’OAIC qui doit faire vite une fois les 150 000 tonnes de cet aliment réceptionnées.