La problématique de l’aliment de bétail et de volaille, de plus en plus cher aux yeux des éleveurs d’ovins, de bovins et des aviculteurs, va-t-elle enfin connaître un début de solution ? Cela pourrait être le cas à la faveur d’une convention cadre, signée hier entre le groupe Agro-industrie, Agrodiv, et l’Office national de l’aliment du bétail (Onab).

Par Bouzid Chalabi
Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural Abdelhamid Hemdeni, présent à la cérémonie, s’est félicité d’une telle initiative car, selon lui, « cela va soulager les éleveurs dans l’exercice de leurs activités puisque, à travers cette convention cadre, l’aliment de bétail sera disponible sur le marché de l’approvisionnement en quantité suffisante et à des prix défiant toute concurrence ». Toujours à propos du marché local de l’aliment de bétail et de volaille, on apprend également que la Société algérienne de la nutrition animale et végétale produira, après l’achèvement des études et la réalisation du complexe, situé à El Aouinet (wilaya de Tébessa), 200 000 tonnes d’aliments de bétail et de volaille de types « phosphate mono-calcique » et « phosphate bi-calciques ». Ce qui permettra sûrement de réduire considérablement le volume des importations de nombreux ingrédients entrant dans la composition de l’aliment de bétail et de volaille. Un objectif à notre portée, étant donné que le groupe industriel minier Manadjim El Djazair Manal sera d’un précieux concours car il va assurer au groupe Asmidal ses besoins en phosphore sous deux variantes, mono et bi-calciques. Ce faisant, c’est le marché local qui va connaître, dans un proche avenir, une stabilité. C’est en tout cas ce que demandent les éleveurs, tributaires de compléments alimentaires pour mener leurs activités et non pas se voir freiner par la cherté de l’aliment sur le marché. Il faut savoir que les éleveurs usent de l’aliment du bétail en sa qualité de complément alimentaire, indispensable pour mener un bon élevage et, parfois, rendu indispensable quand le fourrage se fait rare et cher pour cause de sécheresse engendrant une très faible couverture végétale qui ne permet pas aux animaux de brouter à satiété. Comme dans l’aviculture, où l’aliment est d’une extrême nécessité. Et quand l’aliment vient à devenir cher, les éleveurs sont forcément inquiets car cela constitue pour eux une sérieuse entrave à leur activité. Notons également que la cherté de l’aliment de bétail et de volaille est devenue un frein à l’essor des filières ovine, bovine et avicole. Ce qui va à contre-courant des objectifs du ministère de tutelle qui vise à accroître la production animale. On peut croire qu’avec ces initiatives de renforcer l’offre locale en la matière, c’est, non seulement, les éleveurs qui vont en tirer profit, mais aussi les consommateurs qui pourront s’approvisionner en viande rouge et blanche à des prix abordables dès lors où la règle de l’offre et la demande est en leur faveur.<