Le Tribunal criminel de Dar El Beida a rendu son verdict,  jeudi, et condamné l’ancien Général-major, Ali Ghediri, à la peine de 4 ans de prison ferme, pour le chef d’inculpation de « participation en temps de paix à une entreprise visant à fragiliser le moral de l’Armée nationale populaire (ANP) ».

Outre cette peine, 10 ans de prison ferme ont prononcés à l’encontre de Hocine Guasmi, comparaissant dans la même affaire et poursuivi pour « faux et usage de faux », « usurpation d’identité », « intelligence avec l’étranger » et  » fragilisation du moral de l’Armée nationale populaire (ANP) ». En sus de la réclusion criminelle, ce dernier sera également privé de « ses droits civiques ».

Plus tôt dans la journée, le représentant du parquet avait requis une peine de 7 ans de prison ferme à l’encontre de Ali Ghediri et 20 ans de prison ferme à l’encontre de Hocine Guasmi, arguant de « la gravité » des faits reprochés aux accusés et exprimant son souhait que ces peines « sévères » puissent « servir d’exemples » à l’avenir.

Les avocats de la défense, ayant plaidé « l’acquittement » pour Ali Ghediri lors de leurs plaidoiries, envisagent de faire appel « dés ce jour », ayant considéré notamment « infondés » les faits reprochés à leur client et souligné, dans leurs respectifs plaidoyers, « son sens patriotique et son abnégation » au service du pays durant toute sa carrière militaire au sein de l’ANP.

Le procès de Ali Ghediri, ancien candidat à la présidentielle annulée d’avril 2019 et en détention depuis juin 2019, s’est ouvert mercredi matin dans la même juridiction, et a été entamé par son audition au sujet, notamment, de ses sorties médiatiques, entre 2015 (année de son départ à la retraite) et 2018.