Le général-major Ali Ghediri, candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle, a longuement évoqué l’actualité politique nationale et décliné son programme de campagne, lors de son passage au Direct de TSA.
Interrogé sur sa relation avec l’ancien chef du DRS, le général Toufik, Ali Ghediri a rappelé qu’il était directeur central lorsque Toufik était à la tête des services de renseignements et que, logiquement, « une relation fonctionnelle » pouvait bien les unir. Mais il déplore le fait qu’il soit attaqué sur sa probable relation « politique » avec l’ex-chef du DRS. « On s’appelle à l’occasion de l’Aïd », a-t-il dit, estimant qu’il « serait malveillant de ne pas garder des relations ». Répliquant à ses détracteurs, Ghediri dira que lorsque « Toufik était à la tête du DRS, c’est lui qui contribuait avec eux dans la politique, pas moi. Maintenant qu’ils l’ont éjecté, qu’est-ce qu’il peut m’apporter ? Quand il pouvait être utile, c’est eux qui l’ont pris». Toujours concernant ses relations avec l’institution militaire, il a estimé que si l’état-major a réagi à ses écrits, c’est qu’il y avait «nécessité », indiquant qu’il est fier d’avoir suscité des réactions. « Il n’y a pas pire que de susciter de l’indifférence », a-t-il souligné, ajoutant qu’il était derrière la loi qui oblige les militaires à prendre la retraite une fois un certain grade atteint. Ce qui l’a obligé, a-t-il dit, à quitter l’institution. A propos de son programme, il a indiqué qu’il se fixe comme objectif des réformes « tous azimuts » à tous les échelons, y compris au sein du ministère de la Défense nationale. « Je viens pour réformer et aucun secteur n’y échappera, y compris l’Armée. Je suis bien placé pour en parler et je suis bien outillé pour le faire. Concernant le Service national, je peux dire aux jeunes que les mesures qui seront prises seront dans leur intérêt et je pense qu’elles dépasseront leurs espérances», a déclaré le candidat. Interrogé sur le détail de son projet « de rupture sans reniement », il a indiqué que ce sera une rupture «avec la corruption, les institutions non démocratiques, avec les pratiques qui rétrécissent les libertés individuelles, avec le contrôle de toute chose, dont l’appareil judiciaire, avec tout ce qui entrave l’Algérie et sème le désespoir chez les Algériens ». Ajoutant qu’il n’est pas
« procureur pour mettre les gens en prison ou demander des comptes ».
Concernant son projet économique, tout en critiquant le bilan du chef de l’Etat, il estime qu’un pays comme l’Algérie avec toutes ses capacités «ne doit pas être dans la situation dans laquelle il est aujourd’hui».
Il considère que «le problème  est purement politique», et que « si on réussit à réformer les institutions et à revoir la philosophie de la gouvernance, l’Algérie sortira de la crise la tête haute»