Après la deuxième phase de rapatriement des Algériens bloqués à l’étranger qui aura permis le retour de 9 536 citoyens en provenance de 32 pays entre les 20 et 31 juillet dernier, le ministère des Affaires étrangères annonce le début de la 3e phase de rapatriement dès demain 5 août.
La deuxième phase de rapatriement, détaillée dimanche par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, a ainsi nécessité l’organisation de 42 vols et 2 traversées maritimes.
Elle s’est «déroulée dans de bonnes conditions à la faveur des efforts concertés des intervenants de différents ministères, corps de sécurité et entreprises de transport», explique Abdelaziz Benali Cherif.
Opération qui est intervenue après une première phase de rapatriement, déclenchée en juin dernier, qui avait permis le transport de près de 13 000 ressortissants, notamment ceux restés bloqués en Turquie. Le porte-parole du ministère a également annoncé, dimanche, une «troisième phase» le 5 août «selon le programme fixé auparavant par notre département ministériel». Abdelaziz Benali Cherif explique par ailleurs qu’il a été décidé «le lancement du rapatriement d’autres Algériens bloqués en Tunisie à partir du 3 août à travers les postes frontaliers». Un rapatriement par voie terrestre qui concerne près de 500 Algériens arrivés en Tunisie en provenance d’autres pays «et certains ressortissants tunisiens et étrangers résidant en Algérie». L’ambassade et les représentations consulaires en Tunisie s’attèlent actuellement à «l’élaboration des listes en fonction des critères fixés par les autorités compétentes à cet effet», est-t-il précisé.
Quant au bilan de cette «deuxième phase» de rapatriement d’Algériens bloqués en Europe, Amérique du Nord, Moyen-Orient et Asie et enregistrés sur la plateforme mise en place par le ministère, il concernait initialement un total de 10 089 personnes programmées selon les précédents chiffres communiqués par le ministère des Affaires étrangères. Abdelaziz Benali Cherif a toutefois expliqué dimanche que «l’écart existant entre le nombre de citoyens déjà rapatriés de l’étranger et celui des citoyens programmés au lancement de l’opération est dû au fait que certains d’entre eux avaient raté leur embarquement, en raison d’imprévus, alors que d’autres ont volontairement choisi à la dernière minute de ne pas retourner en Algérie». Le responsable a par ailleurs complété dimanche le tableau des rapatriements de la «deuxième phase» en indiquant que du 28 et 31 juillet, 824 citoyens avaient été rapatriés de France, Montpellier 215 personnes, Paris 151, Marseille 305 et Lyon 153, vers les aéroports d’Alger, Béjaïa et Constantine. 303 citoyens vers Alger en provenance de Londres (Royaume-Uni), 203 en provenance de Doha (Qatar) et 235 citoyens en provenance de Washington (Etats-Unis), ainsi que de 102 citoyens vers l’aéroport d’Oran en provenance de Kiev (Ukraine) et 129 en provenance de Moscou (Russie). La période entre les 20 et 28 juillet avait déjà enregistré le retour de 7 740 personnes.
Pour rappel, l’Etat avait mobilisé une enveloppe de 3,32 milliards de dinars pour «l’aide et le rapatriement» des citoyens, selon une déclaration du ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane le 18 juillet. Un second budget de trois milliards de dinars a également été alloué au fonctionnement du ministère de l’Intérieur pour la couverture des frais «inhérents au confinement sanitaire préventif imposé pour les citoyens rapatriés de l’étranger». n