La troisième phase du programme de rapatriement des Algériens bloqués à l’étranger a enregistré le retour, depuis la France, de 621 personnes entre les 4 et 5 août. L’opération, qui doit se prolonger jusqu’au 16 août prochain, prévoit encore une vingtaine de liaisons aériennes, notamment avec la Turquie, les Emirats arabes unis et plusieurs pays d’Afrique.

Ainsi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Abdelaziz Benali Cherif a fait savoir, jeudi, qu’après le retour de ressortissants bloqués en France, les 4 et 5 août, puis d’autres aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, au Gabon, en Angola, en Côte d’Ivoire et aux Emirats arabes unis, le 6 août, la troisième phase du programme se poursuivra avec l’organisation de 4 vols depuis la Turquie les 7, 8, 9 et 13 août. L’aéroport d’Istanbul, explique le responsable du ministère des Affaires étrangères, devra également permettre le retour d’Algériens bloqués «dans d’autres pays», notamment «les ressortissants bloqués en Syrie et au Liban» après qu’ils aient été «regroupés à l’aéroport international de Beyrouth, en vue de les rapatrier». Cette troisième phase de rapatriement reste axée cette fois sur le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Amérique du Nord, avec des vols de retour depuis le Soudan, le Qatar, la Mauritanie, le Canada, ou encore le Koweït et les EAU… Le programme de cette troisième phase prévoit, explique-on, un total de 22 vols au départ de 12 aéroports étrangers pour le retour de ressortissants bloqués au niveau de 19 pays grâce à plusieurs escales. Le responsable du ministère des Affaires étrangères explique toutefois que toute l’organisation qui a été mise en place reste tributaire des situations et réglementation de chaque pays de départ, «des modifications pourraient être apportées au programme en raison des déclarations administratives et sanitaires, des autorisations des administrations d’aviation des différents pays». L’une des principales contraintes, pour le responsable du ministère des Affaires étrangères, reste «les procédures d’ouverture et de fermeture de l’espace aérien relatives à la propagation de la pandémie de la Covid-19 ayant été prises par certains pays à partir desquelles les ressortissants algériens devront être rapatriés» Retours au pays des Algériens bloqués à l’étranger qui s’est fait jusque-là en trois vagues successives, avec le retour en juin dernier de près de 13 000 Algériens, notamment ceux bloqués en Turquie. Puis encore de 9 536 citoyens entre les 20 et 31 juillet lors de la «deuxième phase» qui a nécessité l’organisation de 42 vols et de 2 traversées maritimes. L’ensemble de dépenses est, pour rappel, assuré par l’Etat qui a mobilisé une enveloppe de 3,32 milliards de dinars pour «l’aide et le rapatriement» des citoyens. En plus d’un second budget de trois milliards de dinars pour la couverture des frais «inhérents au confinement sanitaire préventif imposé pour les citoyens rapatriés de l’étranger».

Les «départs»… possibles sous certaines conditions
Quant aux liaisons depuis l’Algérie et vers les capitales étrangères, elles sont programmées par la compagnie Air Algérie depuis le 23 juillet dernier. Le transporteur, qui avait annoncé ses 6 premiers vols «départ» vers Rome, Bruxelles, Francfort, Doha, Maskat et Le Caire, précise toutefois qu’ils sont «dédiés uniquement aux personnes éligibles, notamment les ressortissants, les résidents, les détenteurs de visa Type D pour l’espace Schengen». Pour rappel, des vols de rapatriement de l’Algérie vers la France ont continué à être assurés dès les premiers jours de la pandémie par les compagnies Air France, ASL Airlines et Transavia. 40 000 personnes ont ainsi pu regagner la France à partir de l’Algérie depuis la fermeture des frontières le 17 mars dernier, a fait savoir l’Ambassade de France en Algérie, citée jeudi par la presse française (Le Point). Un dispositif, réservé aux ressortissant français résidant ou en déplacement en Algérie, continue aujourd’hui à être proposé «malgré la fermeture des frontières algériennes, le dispositif de vols spéciaux est prolongé afin de permettre aux Français et résidents qui le souhaitent de rejoindre la France», ajoute l’Ambassade. <