Le Programme d’appui de la gouvernance politique et économique (Spring), concrétisé dans le cadre du programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord d’association Algérie-Union européenne (P3A), s’est clôturé hier à Alger avec des résultats «satisfaisants», selon les partenaires. Représentant l’ambassadeur de l’UE en Algérie, Stéphane Mechati a qualifié les résultats du programme de «franc succès». «Cela a surtout permis un échange fructueux entre l’Algérie et les experts européens. Le travail réalisé s’est fait sur la base d’une relation gagnant-gagnant et non pas avec l’esprit élève-enseignant. En plus, nous gardons en tête que nous (Européens) avons encore beaucoup à faire en matière de bonne gouvernance au niveau de l’UE», a confié M. Mechati. Le programme, lancé en décembre 2013 pour une durée de mise en œuvre opérationnelle de cinq ans, avait pour but l’accompagnement de l’Algérie et de tous les pays du voisinage méditerranéen pour l’amélioration de la gouvernance économique et politique et le soutien au monde des médias et de la société civile. Spring a, en effet, «permis la signature de neuf contrats-cadres et de deux jumelages avec des résultats concrets», a indiqué le directeur national du P3A et du Spring, Djilali Lebibet. Dans la gouvernance économique, les actions du Spring ont axé sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, le ciblage de la politique budgétaire, la participation citoyenne et la responsabilité sociétale des organisations, a rappelé M. Lebibet. Détaillant ces actions, l’expert homologue du programme, Hamid Fourali, a précisé que le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a bénéficié d’un appui pour s’approprier des outils de la démocratie locale participative à travers la formation de ses fonctionnaires, des élus locaux et des acteurs de la société civile. Ainsi, 180 agents de l’administration publique relevant de ce ministère ont été formés et un guide d’application de la démocratie locale participative a été élaboré, pour un budget de 253 000 euros, selon le même expert. L’Office central de répression de la corruption en Algérie a, quant à lui, profité d’un budget de 163 500 euros pour le renforcement des capacités de ses cadres et notamment ceux de la direction des investigations. L’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption a également bénéficié d’un appui pour un budget européen de près de 184 000 euros. Quant au volet de l’appui aux médias, le programme lui a consacré 263 000 euros pour la formation des enseignants de l’Ecole supérieure de journalisme et de journalistes de l’agence d’information officielle.
Les journalistes de la Radio algérienne ont également bénéficié de stages et de formations pour un budget de 283 000 euros.
Le Spring a, en outre, consacré  250 000 euros pour le renforcement des capacités de communication institutionnelle des organismes bénéficiaires de ce programme.