A l’occasion de l’ouverture officielle de la 34e foire international du livre de Tunis, une édition ayant porté l’Algérie au rang d’invitée d’honneur, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a fait savoir au cours de sont allocution que son secteur comptait organiser, avant la fin de ce mois d’avril, une manifestation culturelle entièrement dédiée à la culture tunisienne.

«La Tunisie a toujours été présente lors des évènements culturels organisés en Algérie (…) vers la fin de ce mois, la Tunisie sera l’invitée de l’Algérie dans le cadre de ‘’Journées culturelles’’ où le public algérien pourra découvrir des aspects de la nouvelle création artistique tunisienne». Aux côtés de son homologue tunisien, Mohamed Zine El Abidine, Azzedine Mihoubi affirmera que l’organisation d’évènements culturels entre les deux pays était une continuation des échanges historiques entre les deux peuples.  «La célébration de la culture, de la création de l’art ne peut se concrétiser tous les jours, surtout que nos pays connaissent des périodes difficiles (…) le défi est donc plus important». L’occasion de revenir, dans un message à peine voilé, sur le contexte actuel, marqué par la multiplication d’actes et déclarations portant atteinte aux monuments historiques, à  la culture et la liberté du création artistique : «Cette manifestation est l’une des formes de résistance (…) la responsabilité de l’intellectuel aujourd’hui est de prendre conscience que la solution ne repose pas uniquement sur les épaules du pouvoir politique. Les créateurs, les intellectuels doivent être en tête de la lutte», dira-t-il. Réunissant, pour rappel, pas moins de 775 éditeurs, issus de 32 pays, la Foire internationale du livre de Tunis, qui se prolongera jusqu’au 15 avril prochain, sera l’occasion de rendre hommage à plusieurs auteurs algériens, notamment de Waciny Laredj et Amine Zaoui. La délégation algérienne comprend 80 maisons d’édition ou institutions publiques, dont le Haut conseil à la langue arabe ou le Haut commissariat à l’Amazighité. Le programme mis en place comporte, quant à lui, plusieurs conférences abordant, entre autres thèmes, la législation algérienne relative à la protection des droits d’auteur.