Le réseau national de distributeurs automatiques de billets (DAB) implantés au niveau des Postes sera prochainement renforcé par l’installation d’un nombre important de ce type d’appareil, a fait savoir, hier, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar.
Une opération qui se fait de plus en plus ressentir dans un parc de DAB qui n’arrive plus à répondre à la demande, aussi bien par le nombre insuffisant d’appareils qu’il compte et qui ne satisfait plus la demande de l’ensemble des bureaux de Poste à travers le pays. Ce parc « doit être renforcé de façon à pouvoir faire face à la forte demande exprimée par les clients d’Algérie Poste et parvenir, ainsi, à atténuer la pression sur les bureaux de poste et leur permettre d’assurer d’autres prestations, tout aussi importante que le retrait d’argent », a souligné M. Boumzar. La mise en place d’une nouvelle quantité de DAB se manifestait déjà en termes d’urgence ces dernières années, elle l’est devenue davantage avec l’installation de la Covid-19 qui a transformé cet outil de paiement en alternative tout indiquée aux dangereuses longues files d’attente qui se constituaient devant les guichets des bureaux de Poste pour le retrait à vue. Il est, en effet, assez aisé de constater que le gros des foules qui continue à se former dans les enceintes d’Algérie Poste est majoritairement constitué de citoyens attendant leur tour pour retirer de l’argent.
Interrogé par l’APS sur l’opportunité ou non d’étendre l’infrastructure d’accueil d’Algérie Poste, le ministre a estimé que pour des raisons pratiques et économiques, il est préférable d’orienter les efforts du secteur vers les sites immobiliers d’envergure et les cités d’habitations à forte densité de population, en les dotant de bureaux de Poste, au lieu de programmer des bureaux de Poste dans des zones peu peuplées, a-t-il indiqué. S’agissant du projet de création d’une banque postale, M. Boumzar a précisé que son département « est en train d’étudier la faisabilité de ce projet », assurant que « la réflexion portera sur les meilleurs moyens d’aboutir à un modèle approprié aux conditions socio-économiques du pays ».
Le ministre de la Poste et des Télécommunications a fait ces déclarations à Médéa, où il se trouvait pour lancer le projet d’agent monétique agréé, un outil d’intégration des start-ups et des micro-entreprises dans le modèle économique d’Algérie Poste.
Intervenant à la veille de la célébration de la Journée panafricaine des Postes, ce lancement « s’inscrit dans une démarche tendant au développement du paiement commercial de proximité, l’aide à la création de petites entreprises prestataires de services et l’adaptation à une conjoncture économique, dominée par le commerce électronique », a-t-il expliqué. L’agent monétique agréé, considéré comme un nouveau maillon dans la chaîne de fonctionnement d’Algérie Poste, aura pour mission, en sa qualité de prestataire de service, la commercialisation, la distribution, assurant également le service après-vente des terminaux de paiement électroniques (TPE) au profit des commerçants et opérateurs économiques qui optent pour le paiement électronique.
L’activité et l’exercice de ces agents monétiques agréés sera soumise à une évaluation régulière afin de s’assurer de la performance et de la qualité des prestations fournies. Un dispositif a été mis en place pour garantir la continuité du service et préserver les emplois de l’encadrement technique employé par ces start-up ou micro-entreprises, en cas de défaillance ou de retrait d’agrément, a expliqué Hadj Ahmed Benyoub, cadre central à la Direction générale d’Algérie Poste. <