Par Leïla ZAÏMI
«Algérie : les voies de la renaissance» est le dernier ouvrage d’El Hachemi Siagh paru aux éditions Casbah. L’objet principal de cet ouvrage, selon son auteur, est de proposer un modèle alternatif politique et économique, à même de permettre de sortir l’Algérie de la profonde crise qu’elle connaît, et ce, par le biais de l’analyse qu’il présente.
Le livre d’El Hachemi Siagh présente une lecture parmi d’autres des origines des maux de la société algérienne ainsi que la gestion du pouvoir politique et économique depuis l’Indépendance de notre pays. Il s’attarde, dans son analyse, sur la dernière décennie. Le livre est composé de deux parties dont la première traite de «l’expérience socialiste de l’étatisme et de la centralisation depuis l’Indépendance», «l’histoire économique des années 2008-2019 qui a vu la mise en œuvre d’un “patriotisme économique” à tout-va» et «l’impact économique et social de ce ‘patriotisme économique désastreux’ qui a failli mettre le pays à genoux».
Quant à la seconde partie du livre, il s’agit d’une proposition d’esquisse de projet de société, des pistes pour un véritable reengineering du pays, une stratégie de développement économique et social qui offre une vision d’une Algérie moderne et prospère et esquisse les réformes fondamentales et urgentes pour nous permettre de nous relever rapidement et même rejoindre le concert des pays émergents d’ici 2030.
«Cet ouvrage sort à un moment où le pays est à la recherche de voies de sortie de la crise multidimensionnelle qu’il traverse. J’espère que les pistes de projet de société, de stratégies de développement économique et social, l’œuvre de reengineering du pays et les réformes que cela implique qui y sont proposées permettront au Hirak et aux autres forces vives de la nation d’y trouver les ingrédients qui leur font cruellement défaut», a écrit l’auteur sur les réseaux sociaux.
L’ouvrage en question a été préfacé par les professeurs Taïeb Hafsi et Mohammed Lachemi, respectivement, titulaire de la Chaire de management et stratégie à HEC Montreal et président de l’université Ryerson, Toronto, Canada. Selon ces derniers, il est important de retenir trois points essentiels. D’abord, on ne peut pas construire un pays dont la population a besoin de liberté avec un système étatique centralisé. L’étatisme et la centralisation sont destructeurs pour tous les pays. Un système ouvert redonnera la main aux Algériens et bénéficierait de leur créativité, voire de leur génie. Ensuite, la connaissance est cruciale pour l’émergence et la survie. Les Algériens ont bénéficié d’un système d’éducation imparfait mais qui leur a donné le goût de la réussite. L’ouverture à la connaissance permettra de rattraper le retard.
Finalement, il est crucial que les Algériens ne cèdent pas à la facilité ou à la peur, mais plutôt mettre le travail au cœur des réalisations humaines, de faire confiance à la science et de donner la main aux jeunes pour préparer le futur. Rien ne changera en Algérie sans que les gens ne fassent un travail sur eux-mêmes, participent à l’avènement du changement et si les responsables à tous les niveaux ne respectent pas les principes de bonne gouvernance qui sont la transparence, la reddition des comptes et le respect des contre-pouvoirs. n