Le Comité technique conjoint, chargé de la délimitation des frontières maritimes entre l’Algérie et l’Italie, a été installé hier à Alger à l’occasion de la visite du Secrétaire d’Etat au ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Manlio Di Stefano en Algérie.
Ce comité qui, présentement, en réunion-négociation, est «appelé, à terme, à fixer les frontières maritimes entre nos deux pays, dans le prolongement des excellentes relations politiques et économiques qui unissent traditionnellement l’Algérie et l’Italie», a expliqué Chakib Rachid Kaïd, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
Ce processus de négociation représente «le fruit de la concertation bilatérale régulière et décision politique arrêtée au plus haut niveau de nos deux Etats au cours de la visite en Algérie du président du Conseil des ministres italien M. Guiseppe Conte», a ajouté le même responsable. Il a estimé, par la même occasion, que cette visite de M. Di Stefano «ne se limite pas à la cérémonie du lancement des négociations sur les frontières, même si la symbolique qui s’attache à ce dossier est suffisamment forte et expressive du niveau de nos relations, puisqu’elle permet de faire le point sur l’ensemble des dossiers de coopération politique et économique bilatérale». Les deux parties ont déjà envisagé «les principes échéances bilatérales de haut niveau dont le dialogue stratégique bilatéral, le comité bilatéral de suivi, la réunion bilatérale de haut niveau ainsi que le Forum d’affaires», a-t-il souligné, estimant que ces dossiers lourds «mobilisent notre attention et sur lesquels la discussion se poursuivra…». De son côté, le Secrétaire d’Etat au ministère italien des Affaires étrangères a qualifié l’Algérie de «partenaire extraordinaire» pour son pays et pour la Méditerranée et avec lequel «nous partageons d’énormes perspectives possibilités et histoire».
L’Algérie est un pays avec lequel «nous avons d’excellents rapports aussi bien politiques que commerciaux, un pays qui contribue d’une manière réelle à des chapitres très importants pour l’Italie comme l’approvisionnement énergétique et la gestion de la Méditerranée en termes de sécurité et richesse», a précisé M. Di Stefano. Outre la coopération dans les domaines économique et politique, l’Algérie, pour le Secrétaire d’Etat Italien, est le pays avec lequel l’Italie «partage aujourd’hui aussi l’effort politique pour la stabilité de la Libye», a-t-il dit. Il a estimé par ailleurs, que l’installation aujourd’hui du Comité technique est une étape «fondamentale, ajoutant que la délimitation des zones économiques exclusives de la Méditerranée «ne peut que passer par la concertation entre des pays voisins». «Nous partageons un espace petit mais riche et au lieu que cette mer divise elle doit plutôt unir», a fait savoir M. Di Stefano, pour qui «l’Italie et l’Algérie n’ont besoin d’aucun facteur d’incompréhension».
Les énergies renouvelables
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Sur un autre registre, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, s’est entretenu avec le Secrétaire d’Etat au ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avec qui il abordé les moyens de renforcer la coopération énergétique entre les deux pays notamment dans le domaine des énergies renouvelables.
«Nous souhaitons développer notre coopération avec l’Italie dans le secteur de l’Energie, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables qui ont occupé une part importante de nos discussions aujourd’hui», a déclaré M. Attar. Le ministre a souligné le rôle important que peuvent jouer ces entreprises dans la concrétisation des projets du secteur, soulignant que «les entreprises italiennes jouissent d’une grande expertise dans le secteur de l’Energie et peuvent avoir une contribution importante vu les opportunités de coopération offertes».
M. Attar a rappelé que les Italiens étaient les plus présents durant les dernières décennies parmi les opérateurs étrangers activant en Algérie dans le secteur de l’Energie et ce, dans différents domaines (exploration et production des hydrocarbures, réalisation des centrales électriques, études… <