Le nouvel ambassadeur d’Italie, Giovanni Pugliese, a fait savoir, hier, dans un message marquant sa prise de fonction, que son pays se tenait prêt à renforcer ses relations économiques, mais aussi politiques et culturelles avec l’Algérie, «malgré» la crise sanitaire.
Le diplomate, dont la nomination avait été officialisée par le gouvernement algérien en septembre dernier, a en ce sens déclaré : «Je vais travailler afin que l’Italie et l’Algérie puissent faire face ensemble aux défis communs globaux et régionaux, à partir de la crise sanitaire Covid-19 et ses conséquences économiques, aussi bien que les turbulences géopolitiques dans la Méditerranée et le Sahel».
Message largement diffusé, en le proposant également sur forme de vidéo (diffusée sur Youtube), M. Giovanni Pugliese explique ainsi que l’Algérie restait le premier partenaire commercial de l’Italie dans la région MENA et dans tout le continent africain : «Nos échanges commerciaux dépassent les 8 milliards de dollars et il y a presque 200 sociétés italiennes qui travaillent en Algérie.» Il s’agira, en ce sens, pour le nouvel ambassadeur de travailler au renforcement d’une amitié «profonde» dont les racines remontent «avant même l’indépendance algérienne». «Comme des amis algériens m’ont déjà rappelé plusieurs fois depuis mon arrivée, les entreprises italiennes n’ont jamais abandonné l’Algérie» pas même durant «les années 90».
L’aspect économique devrait en ce sens se concrétiser au travers de plusieurs «priorités», dont «la diversification du partenariat» économique. Les entreprises italiennes étant ici «tout à fait bien équipées pour accompagner la diversification de l’économie algérienne», notamment dans des domaines comme la transition énergétique, l’économie circulaire ou encore l’agro-industrie nouvelles technologies. «Je vais donner aussi tout mon soutien pour faciliter les collaborations entre PME et start-ups italiennes et algériennes», annonce à ce titre Giovanni Pugliese. Le diplomate explique par ailleurs que la crise sanitaire et ses «lourdes conséquences économiques» rendent encore «plus essentiel et urgent de renforcer notre partenariat commercial et industriel afin de promouvoir ensemble la relance».
Quant au volet plus «politique», l’ambassadeur d’Italie annonce une année 2021 «riche pour l’amitié algéro-italienne» avec une «dynamique absolument extraordinaire et sans précédent». Il a rappelé que l’année en cours s’achève «avec un record de visites de nos responsables politiques aussi bien en Algérie qu’en Italie». La dernière en date ayant été la visite en Algérie du ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di-Maio, pour la signature de l’entente «instituant un Dialogue stratégique sur les relations bilatérales et toutes les questions stratégiques et d’intérêt commun».
Abordant enfin la question des déplacements entre les deux pays, le nouvel ambassadeur d’Italie a partagé hier sa volonté de «promouvoir une politique active dans le domaine des visas». Giovanni Pugliese, qui rappelle que l’Italie était «le seul pays à avoir un centre visa dans l’extrême sud algérien (Adrar)», souligne également que la représentation italienne avait «malgré la Covid-19 (…) institué un mécanisme spécial qui a permis à beaucoup d’étudiants algérien et algériennes de ne pas rater l’année universitaire en Italie».
La relation entre les deux pays devrait également voir un renforcement des liens culturels, au travers notamment de l’Institut culturel italien d’Alger et de l’Ecole italienne Roma d’Alger : «J’ai hâte de travailler aussi pour renforcer les liens humains et culturels (…) J’espère pouvoir le faire à travers la promotion de la langue italienne en Algérie, des bourses d’études pour les étudiants algériens, l’organisation d’initiatives culturelles». <