Par Kahina Sidhoum
Une délégation de chefs d’entreprise du Conseil du renouveau économique algérien (CREA) a séjourné en Italie entre les 23 et 26 novembre dernier à l’invitation de l’ancien Premier ministre Massimo D’Alema (actuellement président de Ernst & Young et de la Fondation Europei Italiani) afin de rencontrer leurs homologues italiens pour discuter des opportunités d’affaires et des partenariats dans divers secteurs d’activité.
A ce titre, elle a été reçue en audience par le vice-ministre Italien du développement économique chargé des entreprises, Valentino Valentini. Selon un communiqué du CREA, il s’agit de la première audience accordée à une délégation étrangère par M. Valentini depuis sa nomination au ministère du Développement économique italien.
Lors de la rencontre, qui s’est déroulée en présence de Soufiane Amara, premier Conseiller à l’ambassade d’Algérie à Rome, M. Valentino a «fortement souligné l’excellence des relations politiques avec l’Algérie et fait part de sa détermination à rehausser intensément le niveau du partenariat économique par l’intermédiaire d’investissements italiens, de transfert de savoir-faire et de technologies innovantes notamment dans les secteurs de l’agriculture, des mines, du tourisme et du textile», a-t-on ajouté dans le communiqué.
Après un exposé sur le nouveau code des investissements, le président du CREA, Kamel Moula, a fait part de «sa disponibilité pour accompagner les opérateurs économiques italiens dans l’identification de partenaires algériens pour aboutir à la création de Joint-Venture», ajoute le document. «Un partenariat ambitieux de coproduction peut ouvrir les portes à une exportation conjointe de produits manufacturés et certifiés vers l’Europe et l’Afrique», a estimé le CREA.
Dans une déclaration citée dans le communiqué du CREA, Massima D’Alema s’est dit «prêt à mobiliser les investisseurs italiens et à les accompagner dans la création de Joint-Ventures avec des partenaires algériens, souligne le document.
La délégation du CREA s’est rendue au siège de l’organisation patronale italienne (Confindustria) où elle a été accueillie par Mme Beltrame, vice-présidente de l’organisation patronale chargée des relations internationales. Cette rencontre, préparée lors du Forum Algéro-Italien, tenu à Alger en juillet dernier, a permis à la délégation algérienne d’échanger avec des présidents de plusieurs filières industrielles italiennes, explique le CREA. Il s’agit, selon la même source, des présidents de la Fédération nationale des fabricants de machines agricoles, la Fédération italienne de l’industrie alimentaire, l’Association nationale des constructeurs de bâtiments, la Fédération du secteur de l’énergie, l’Association nationale des entreprises cosmétiques, ainsi que l’Association des entreprises pharmaceutiques.
Les opérateurs économiques algériens ont également rencontré les présidents de la Fédération des associations industrielles du papier, impression, traitement du papier, transformation et technologies connexes, la Fédération des entreprises sidérurgiques italiennes, ainsi que l’Association d’organismes d’ingénierie, d’architecture et de conseil technico-économique.
Au cours de ces rencontres, M. Moula a insisté auprès des partenaires italiens sur «l’amélioration du climat des affaires en Algérie» grâce, notamment, à la promulgation du nouveau code des investissements et à la création de l’Agence nationale en charge de ces dossiers et a assuré, par la même occasion, les investisseurs italiens de l’implication du CREA à leur côté dans leur recherche de partenaires économiques algériens. De son côté, la délégation italienne a confirmé «son souhait d’investir encore plus dans la relation économique entre les deux pays, particulièrement en matière d’investissements et de transfert de savoir-faire», affirme le CREA. <