A Libreville, au Gabon, où a lieu, jusqu’au 2 décembre, l’Exposition spécifique des produits algériens, le secrétaire général du ministère du Commerce, Chérif Omari, a rencontré hier le vice-président de la République gabonaise, Pierre Claver Maganga Moussavou

, avec lequel il a examiné les moyens de renforcement de la coopération et de développement des relations économiques bilatérales. M. Omari, qui conduit la délégation algérienne, a affirmé que l’organisation de cette exposition constitue une opportunité pour développer les échanges commerciaux entre les deux pays, souhaitant que cet événement conduise au lancement d’un partenariat fructueux entre l’Algérie et le Gabon. Il a précisé, à cet effet, que l’Algérie œuvre à développer ses exportations hors hydrocarbures et à promouvoir son tissu industriel pour diversifier son économie et consolider sa présence sur le continent africain. Il a, par ailleurs, indiqué qu’un protocole d’accord sera signé en marge de cette exposition entre les Chambres de commerce et d’industrie des deux pays, afin de renforcer davantage les échanges algéro-gabonais. Pour sa part, le vice-président du Gabon a souligné l’importance de l’organisation de cette exposition algérienne et a donné des orientations aux représentants du ministère du Commerce gabonais pour faciliter la coopération avec les opérateurs économiques et hommes d’affaires algériens. Sur place, un stand d’une superficie de 1.500 m2 est affecté aux 70 entreprises algériennes participant à l’exposition, qui activent essentiellement dans le secteur agricole et agroalimentaire ainsi que dans les industries mécanique, électronique et électroménager, chimique et pétrochimique et dans la branche des travaux publics. Cette manifestation économique constitue une opportunité pour les entreprises algériennes, hors secteur des hydrocarbures, d’explorer le marché gabonais dans l’objectif de développer davantage les relations commerciales entre les entreprises des deux pays, de prospecter les opportunités d’affaires et de chercher des réseaux d’implantation durable. Actuellement, les échanges commerciaux de l’Algérie avec l’Afrique demeurent faibles, ne dépassant pas les 3 milliards de dollars par an, et s’effectuent quasiment avec seulement cinq pays du continent.

Ces 3 milliards de dollars d’échanges se répartissent entre 1,6 milliard de dollars d’exportations algériennes et 1,4 milliard de dollars d’importations auprès des pays africains. Les exportations algériennes hors hydrocarbures vers l’Afrique s’élèvent à 206 millions de dollars seulement, soit 13% du montant global des exportations vers le continent dans lequel l’Algérie ne possède que trois comptoirs commerciaux (Côte d’Ivoire, Sénégal et Cameroun). Dans le cadre du déploiement d’une nouvelle dynamique à travers diverses manifestations économiques algériennes à l’étranger, celle de Libreville a été précédée, cette année, par celles organisées à Washington, Bruxelles, Nouakchott et Doha.
Pour rappel, l’Algérie a participé en octobre dernier au salon des produits algériens à Nouakchott (Maurétanie), une manifestation qui a permis aux opérateurs économiques algériens de découvrir le marché mauritanien et d’établir des relations commerciales avec leurs homologues mauritaniens, notamment après l’ouverture du poste frontalier terrestre avec la Mauritanie, qui permettra de fluidifier les échanges commerciaux entre les deux pays.