La relation Alger-Paris semble reprendre des couleurs après la période de ralentissement qu’elle a connue depuis le début de l’année 2019 et pratiquement jusqu’après l’élection présidentielle algérienne du 12 décembre dernier. Ce constat a été validé par les déclarations du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, jeudi dernier à Alger.

Le ministre français, qui est venu en Algérie pour prendre part aux travaux de la 6e session du comité mixte algéro-français de coopération économique (Comefa), a indiqué avoir été reçu «par le Président Tebboune pendant très longtemps» après les réunions tenues avec son homologue algérien Sabri Boukadoum. Il a rappelé être venu à Alger le 21 janvier dernier et d’avoir «senti le message du Président Tebboune qui souhaitait que la relation entre l’Algérie et la France soit un partenariat extrême». «Nous avions à ce moment-là établi une forme de feuille de route, de rendez-vous, d’itinéraire d’actions, pour que ce partenariat extrême progressivement devienne une réalité. Nous n’y sommes pas encore, mais cette visite est une étape dans cette dynamique nouvelle entre nos deux pays», a souligné le ministre français des Affaires étrangères. Jean-Yves Le Drian a estimé que le partenariat économique entre l’Algérie et la France, «déjà initié dans le passé, retrouve de la vigueur. D’autant, a-t-il dit, que le «plan d’action proposé par le Président Tebboune et son Premier ministre, récemment, permet de nouvelles ouvertures et une relation encore plus positive (…) qui se manifestera dans les semaines qui viennent».
Les parties algérienne et française ont également discuté d’autres questions de partenariat dont celles relatives au dossier mémoriel, de la formation, de l’enseignement et de la culture ainsi qu’à celles concernant les développements géopolitiques et géo sécuritaires au Sahel et en Libye. «Sur deux grandes situations conflictuelles que nous connaissons à la fois en Libye et au Sahel, nos positions sont très proches (…) avec la volonté le plus rapidement possible d’établir la paix dans ces deux régions qui nous sont proches à l’un et à l’autre», a relevé le ministre français.
Un comité interministériel algéro-français de haut niveau se tiendra en juillet prochain, a informé Jean-Yves LeDrian, soulignant que sa visite à Alger est «une étape dans cette dynamique nouvelle» dans la relation entre Algérie et Paris.<