La coopération bilatérale dans divers secteurs et les dossiers régionaux ont pris une place de choix dans la 7e session de consultations politiques algéro-françaises. Un rendez-vous qui a pris fin avant-hier après deux jours de travail au niveau des Secrétaires généraux des Affaires étrangères des deux pays, qui tentent de tourner la page de la brouille diplomatique pour s’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat dans un climat de sérénité.

PAR NAZIM BRAHIMI
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué, dans un communiqué qui a sanctionné cette session, que celle-ci, qui « s’inscrit dans le cadre de la concertation et du dialogue politique bilatéral, a été l’occasion d’examiner l’état de la coopération algéro-française dans son ensemble et de discuter des principales échéances à inscrire à l’agenda bilatéral au titre de l’année 2022, notamment la 5e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN).
La même source a indiqué aussi que « les questions régionales et internationales d’intérêts communs, particulièrement le dossier libyen, la question du Sahara Occidental, la situation au Sahel et au Mali, ainsi que d’autres questions globales liées à la lutte antiterroriste, ont également été au menu des discussions ». Cette 7e session de consultations politiques algéro-françaises a été co-présidée par le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Chakib Rachid Kaïd, et son homologue français, François Dellatre.
A l’évidence, la prochaine session du CIHN, qui aura lieu à Alger, prend les contours d’un rendez-vous important pour replacer le bilatéral algéro-français sur des bases solides. Les deux présidents Tebboune et Macron ont d’ailleurs abordé le CIHN, lors de leur récent entretien téléphonique au début de la semaine, selon le communiqué de la présidence.
« Les deux présidents ont évoqué, durant cette communication, les perspectives de la tenue du CIHN », a informé la même source. Mais il va sans dire qu’il sera question à l’occasion de cette session, en plus de l’évaluation de l’état de la coopération entre Alger et Paris, de traiter d’autres dossiers. Il s’agira, selon toute vraisemblance, du dossier des visas et de la circulation des personnes, de l’économie, évidemment, particulièrement en ce qui concerne les échanges commerciaux, sans omettre bien entendu les géopolitiques du Maghreb et ses importants bouleversements de ces derniers mois.
A noter que les préparatifs de cette session ont été aussi précédés par une série de rencontres au niveau diplomatique, puisque l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, a été reçu le 13 janvier dernier par le Secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, et la directrice Afrique du Nord et Moyen-Orient, au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), Mme Anne Gueguen. M. Antar Daoud, qui venait de reprendre ses fonctions, a notifié, à cette occasion, à la partie française « l’accord algérien pour la tenue de la session des consultations politiques algéro-françaises au niveau des Secrétaires généraux. C’est dire, à la lumière de toutes ces étapes, que les deux parties comptent faire de ce rendez-vous une étape importante dans leur coopération bilatérale qui n’évolue pas tel que souhaité par les gouvernements.