Plus de 13 000 restes mortels ont été transférés vers les nécropoles de Kouba, El Biar et Belfort.

Le regroupement des cimetières chrétiens d’Alger et ses environs a pris fin avec l’exhumation de 13 248 restes mortels et leur transfert vers trois nécropoles, à Kouba, El Biar et Belfort, dans la commune d’El Harrach. L’opération, qui a commencé il y a trois ans, a été confiée à une «entreprise spécialisée», selon le directeur adjoint de l’Etablissement de gestion des pompes funèbres et des cimetières de la wilaya d’Alger (EGPFC), Abdelaziz Keddouche. Ce dernier a fait savoir à l’APS que l’opération de regroupement a été initiée par les services du Consulat de France à Alger «à la fin de l’année 2014» à l’initiative, rappelle-t-on, du Quai d’Orsay, annoncée en 2013, pour «améliorer l’entretien des cimetières chrétiens en Algérie». «Pour les cimetières les plus dégradés et souvent isolés, le choix du regroupement, solution plus durable assurant le respect dû aux défunts, a été retenu par les pouvoirs publics», peut-on lire dans un communiqué des Affaires étrangères françaises de l’époque.
Plusieurs sites, notamment les plus isolés ou qui étaient à l’abandon, ont été profanés et vandalisés, ce qui a incité les autorités algériennes et françaises à signer un accord pour le regroupement et l’exhumation des restes mortels des cimetières chrétiens qui datent tous de l’époque coloniale. Selon le responsable des pompes funèbres d’Alger, M. Keddouche, le nombre de cimetières chrétiens à Alger a baissé de 32 à 10. Les sites qui ont connu les opérations d’exhumation, a-t-il précisé, seront mis à la disposition de la wilaya pour «la réalisation de projets de proximité». Ces sites pour les deux premières phases d’exhumation concernent les communes de Chéraga, Ouled Fayet, Dely Ibrahim, Birtouta, Draria, El Achour, Khraicia, Baba Hassen, Bouzaréah, Saoula, Rahmania, Mahelma, Souidania, Zéralda et Staoueli. Ils sont d’une superficie de «près de 12 hectares». La troisième phase a concerné les communes de Réghaia, Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, AïnTaya et Dar El Beiïda tandis que la quatrième et dernière a concerné les localités de Birkhadem et Bir Mourad Raïs.