La coopération énergétique entre l’Algérie et les Etats-Unis a été au centre d’un entretien entre le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, et l’ambassadeur américain à Alger, John P. Desrocher, indique un communiqué du ministère.
M. Arkab a de nouveau mis en exergue les « opportunités très prometteuses» offertes par la nouvelle loi sur les hydrocarbures pour appeler les entreprises pétrolières américaines à diversifier et intensifier leur coopération. Se montrant satisfait de la coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis dans le domaine des hydrocarbures, le ministre « a invité les entreprises américaines à investir davantage dans ce secteur notamment avec l’entrée en vigueur de la loi sur les hydrocarbures qui offrent des opportunités très prometteuses pour un partenariat mutuellement bénéfique dans le domaine de l’exploration, le développement et la transformation des hydrocarbures, particulièrement la pétrochimie, qui constitue un volet très important dans le plan d’action du gouvernement ». A cet effet, les deux parties ont relevé « les importantes possibilités et opportunités de partenariat et d’investissement entre les deux pays dans le domaine de l’énergie notamment les hydrocarbures (amont et aval), l’électricité, les énergies renouvelables et la formation », souligne la même source.
La rencontre entre le premier responsable du secteur énergétique en Algérie et le chef de la diplomatie américaine dans notre pays confirme les attentes du gouvernement des entreprises américaines, présentes en force dans le sud algérien et considérées naturellement comme les premières ciblées par la nouvelle loi sur les hydrocarbures et son offre pour la coopération étrangère.
Et il y a sans doute un lien à établir entre l’entretien Arkab-Desrocher et la toute fraîche nomination d’un nouveau P-DG à la tête de Sonatrach, Toufik Hakkar. Ce dernier, après avoir contribué de manière effective et participé à sa promotion, se voit aujourd’hui investi de la mission de mettre en pratique le contenu du nouveau texte de loi, en devenant le premier responsable d’un groupe énergétique national appelé à renforcer ses prestations en comptant sur des investissements étrangers plus conséquents.
M. Hakkar n’a, en tous les cas, pas attendu pour laisser s’exprimer son objectif de faire de la nouvelle loi une réalité sur le terrain, et dont il a fait l’éloge dès son installation dans ses nouvelles fonctions, jeudi dernier. « Il s’agit d’un cadre constitutionnel qui est cohérent et complémentaire car prévoyant l’attractivité requise et créant une valeur ajoutée », a affirmé celui qui, avant son intronisation à la tête de Sonatrach, occupait le poste de vice-président Business Development et Marketing de la même entreprise.
Un cadre qui semble, a priori, convenir aux attentes des Américains, et leur ambassadeur en Algérie n’a pas manqué de le signaler en se disant, lui aussi, « très satisfait des relations entre les deux pays concernant le secteur énergétique, exprimant l’intérêt des entreprises américaines à investir en Algérie et réaliser des projets concrets gagnant-gagnant », fait savoir encore le communiqué du ministère de l’Energie. Ajoutant que les deux parties ont, en outre, échangé sur les perspectives de coopération qui seront discutées à l’occasion de la tenue à Alger de la prochaine session du Conseil algéro-américain sur le commerce et l’investissement (TIFA) et la participation du secteur de l’énergie aux travaux de la conférence Ceraweek, prévue à Houston en mars 2020.