Dans une nouvelle note émise concernant le gel des transactions commerciales entre l’Algérie et l’Espagne, l’Association des banques et établissements financiers (Abef) rectifie le tir en apportant des nouvelles précisions, après le constat d’une «difficulté d’interprétation» dans l’application de sa première note par les Douanes algériennes. Une situation qui a duré un mois, pendant lequel il y a eu «des marchandises bloquées dans les ports espagnols». Il s’agit de marchandises «non seulement d’origine espagnole, mais également celles transitant par l’Espagne vers l’Algérie».
La première note de l’Abef, daté du 8 juin dernier, était intervenue le même jour de l’annonce par l’Algérie de la suspension du Traité d’amitié avec l’Espagne, en raison du revirement du chef du gouvernement du pays ibérique sur le statut du Sahara Occidental. Dans cette note, l’Abef a instruit les banques et établissements financiers de geler les domiciliations bancaires des opérations de commerce extérieur entre l’Algérie et l’Espagne à partir du 09 juin 2022.
Quelques jours plus tard, c’est au niveau du Port d’Alger que «des difficultés» sont apparues. La direction régionale des douanes d’Alger-Port a fait part, dans une correspondance à sa direction générale, de «difficulté dans l’interprétation et l’application de la décision du ministère des Finances se rapportant à la décision de suspension immédiate du traité d’amitié et de coopération avec l’Espagne», selon des médias, ajoutant que «la direction technique du Port d’Alger a fait savoir que ses services hésitent quant à la manière de prendre en charge le traitement des marchandises importées d’Espagne ou d’origine espagnole». Il s’agit de marchandises ayant fait l’objet de domiciliation ou d’expédition vers l’Algérie avant la date de suspension du Traité d’amitié.
Après une telle situation, l’Abef a fini par réagir en émettant une nouvelle note le 23 juin, dans laquelle elle a apporté des précisions quant au gel des opérations de commerce extérieur de biens et de services de et vers l’Espagne. Ce gel «ne concerne pas les opérations d’importation ou d’exportations de biens et services en provenance d’Espagne ou d’origine espagnole, domiciliées avant le 09 juin 2022 et pour lesquelles les mouvements de marchandises ou de services ont été effectués après cette date», est-il écrit dans la note de l’Abef.
Le gel ne concerne pas, non plus, «les marchandises, en provenance d’Espagne ou d’origine espagnole, expédiées avant le 09 juin 2022, domiciliées ou non, le titre de transport faisant foi», selon le même document. Il reste entendu, a conclu l’Abef dans sa note, que les marchandises non concernées par le gel «doivent répondre aux exigences prévues par la législation et la réglementation en vigueur».