Le programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local, en particulier, celles
des organisations de la société civile (CapDel) se poursuit avec le lancement de son deuxième « Incubateur associatif » pour la formation de groupes associatifs engagés dans le développement socio-économique de huit communes, à savoir Babar (Khenchela), Djanet (Illizi), Djemila (Sétif), El Khroub (Constantine), Messaad (Djelfa), Ghazaouet (Tlemcen), Ouled Ben Abdelkader (Chlef) et Timimoun (Adrar).

Les formations prévues seront organisées en deux sessions de cinq jours chacune au profit de « cadres associatifs d’une soixantaine d’associations dont les projets ont été présélectionnés pour bénéficier d’un processus d’incubation, sur un total de 112 idées de projets reçues », indiquait hier un communiqué du Pnud, partie prenante de ce programme au côté du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avec le soutien de l’Union européenne Les collectifs associatifs des communes concernées bénéficieront « d’une formation-action, appuyée par des outils pédagogiques et méthodologiques, sur la gestion du cycle de projet, mais aussi, sur la planification territoriale, la vision associative et le partenariat, selon le communiqué du Pnud. La même source précise qu’un coaching individualisé sera assuré à chaque association pour la finalisation du projet et à l’issue de ce processus d’incubation, les projets les plus aboutis bénéficieront d’un financement par le CapDel. Le tout s’inscrit dans une nouvelle approche de gouvernance locale qui confère à la société civile un rôle clé dans le processus du développement des communes à travers une participation plus active et plus efficace dans les processus de gouvernance et la mise en œuvre de projets associatifs qui ont un impact sur le développement local, notamment socio-économique. Les projets associatifs se doivent d’« impliquer les différents niveaux de gouvernance locale (commune-daïra-wilaya) et encourager autant que possible l’intercommunalité. Ils intègreront les dimensions d’inclusion sociale et territoriale (jeunes, femmes, personnes en situation de handicap, zones défavorisées ou marginalisées du territoire) et de durabilité socio-économique et environnementale (emplois dignes et durables, gestion durable des ressources, énergies propres) », ajoute le Pnud. Les objectifs du programme CapDel, lancé officiellement en janvier 2017 et devant prendre fin en décembre 2021, selon une estimation qui peut être révisée, sont de « promouvoir et développer la représentation et la participation des citoyens dans la gestion des affaires locales et renforcer le dialogue entre les autorités, la société civile et les citoyens pour une meilleure cohésion sociale, dans le cadre de la démocratie participative. Il s’agit également d’« améliorer l’accès des citoyens à des services publics de qualité, réduire le poids des formalités administratives à travers l’introduction des TIC, et de promouvoir l’intercommunalité pour une meilleure complémentarité entre les territoires, de « diversifier l’économie et exploiter au mieux, le potentiel des territoires pour la création d’opportunités d’emplois et de richesses durables et d’introduire, enfin, « la gestion des risques et catastrophes dans la planification du développement local pour assurer sa durabilité et construire des territoires résilients ».<