Les services de la wilaya d’Alger ont affecté, dans le cadre des opérations de solidarité initiées en prévision du mois de Ramadhan, une enveloppe de près de 15 milliards de centimes au profit des familles démunies de 30 communes classées parmi les collectivités pauvres de la wilaya, a-t-on appris jeudi auprès d’un responsable de la wilaya.

Le directeur du budget, de la comptabilité et de l’équipement à la wilaya d’Alger, Khaled Bilal, a indiqué à l’APS qu’une enveloppe de 14,6 milliards de centimes, avait été affectée par la wilaya d’Alger dans le cadre du budget de 2018 au titre des aides accordées aux familles démunies de 30 communes pauvres de la capitale, relevant que ces aides seront distribuées sous formes de colis alimentaires. Les présidents des Assemblées populaires communales (APC) ont été instruits récemment afin d’actualiser les listes communales des familles démunies et de procéder à la détermination des bénéficiaires conformément aux orientations du wali d’Alger, a relevé la même source. Elle a souligné que l’accent avait été également mis sur la nécessité de prendre en compte les opérations de relogement qui ont donné lieu à une augmentation du nombre de familles démunies dans certaines communes et un recul dans d’autres. Rappelant le budget consacré à cette opération en 2017, qui s’était élevé à 12 milliards de centimes, M. Bilal a évoqué quelques communes devant bénéficier de ces aides, à l’image de Beni Messous, Bouzareah, Douéra, Khraicia, Baba Hassan, Bordj El Bahri, Gué de Constantine, El Harrach, Raïs Hamidou, Bourouba, Heraoua, El Hemmamat et Oued Koriche. Il a rappelé, en outre, les conditions d’éligibilité à ces aides destinées essentiellement aux ménages dont le revenu ne dépasse pas le salaire minimum garanti, les familles des personnes aux besoins spécifiques n’ayant d’autres ressources que la pension versée aux handicapés, outre les personnes âgées et les veuves. Par ailleurs, le même responsable a fait savoir que le budget consacré sera augmenté à partir du budget dédié par les services de l’Action sociale de la wilaya d’Alger dans le cadre du programme du ministère de la Solidarité nationale et de la Famille, et ce à travers le Fonds spécial de solidarité, outre les aides du ministère des Affaires religieuses et du Croissant-Rouge algérien (CRA).

Le processus de labellisation de l’huile d’olive enclenché
Par ailleurs, la wilaya de Tizi-Ouzou a déposé auprès du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, un dossier proposant la labellisation de l’huile d’olive, a indiqué mercredi le directeur local des services agricoles.  
La proposition de labellisation a été acceptée par le Comité national de labellisation placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et une première réunion est prévue «incessamment» pour entamer les discussions autour de cette démarche, a expliqué Laib Makhlouf lors de la conférence de presse sur l’organisation du premier salon national des produits du terroir à Tizi-Ouzou (du 25 avril au 2 mai prochains). Cette première réunion marquera le début du processus de labellisation qui se déroulera en plusieurs étapes, pour la définition, entre autres, de la zone qui sera concernée par le label en cas du choix de l’indication géographique (IG), de l’appellation du produit (huile extra vierge, huile de Kabylie ou autre), a-t-il expliqué, soulignant que le label est un outil qui permet de valoriser et de protéger le produit, de lui donner une plus-value et de le placer sur le marché international.
Le processus de labellisation des produits du terroir en Algérie se déroule sur plusieurs étapes, à commencer par l’élaboration et la validation du cahier des charges, la présentation de dossiers sur le produit à labelliser, le choix du signe distinctif du produit (appellation d’origine (AO) Indication géographique (IG), Label Agricole (LA) ou Agriculture Biologique (AB)) pour aboutir à l’octroi d’un agrément ministériel pour la création du label.