Les deux parties auront un nouveau tour de table sur la coopération et le partenariat dans le domaine énergétique. Entre elles, il sera question d’hydrocarbures et du renouvelable également.

La coopération énergétique figure en bonne place à l’ordre du jour de la visite. A l’occasion de ce tour de table, les deux parties passeront en revue les réalisations acquises en la matière et discuteront des défis pour l’avenir. Parmi les dernières réalisations ayant marqué ce partenariat énergétique figure le groupement gazier de Timimoun (GTIM) à Hassi Barouda (wilaya d’Adrar) inauguré récemment pour la production de gaz et de condensats. Cet accomplissement est le fruit d’un partenariat entre Sonatrach (51%), l’espagnol Cepsa (11,25%) et le français Total (37,75%). S’y ajoute le complexe gazier Reggane Nord qui est une association entre Sonatrach et ses partenaires Repsol (Espagne), RWE-DEA (Allemagne) et Edison (Italie), inauguré en décembre 2017. Cet investissement figure parmi les premiers projets gaziers développés dans le sud-ouest du pays. Et, quand la confiance est là, Sonatrach comprend qu’elle peut compter sur ses partenaires pour travailler ensemble sur le long terme.
Et c’est cela qui aura permis à la compagnie nationale des hydrocarbures et à ses partenaires espagnols de renégocier un nouveau bail sur certains périmètres d’hydrocarbures.
Du reste, la coopération énergétique entre l’Algérie et l’Espagne a été marquée par la signature de plusieurs contrats dont celui de la prorogation de l’exploitation du champ pétrolifère de Rhoude el Krouf dans le bassin de Berkine (Ouargla), signé en janvier dernier entre Sonatrach, l’Agencenationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) et le groupe espagnol Cepsa. Le groupe Sonatrach et la compagnie pétrolière espagnole Repsol ont, eux, signé, il y a quelques mois, un accord global visant à consolider leur partenariat existant, afin de permettre aux deux compagnies de fructifier leur partenariat à travers la poursuite de l’exploitation conjointe et le règlement à l’amiable des différends existant entre elles.
Par ailleurs, Sonatrach et Cepsa sont en train de réfléchir sur un investissement dans le domaine de l’énergie solaire. A l’occasion de cette visite,
l’Algérie va également réaffirmer son rôle de partenaire stratégique et de principal fournisseur de gaz en Espagne. En l’espèce, l’Algérie reste un partenaire traditionnel de l’Espagne, deux pays reliés par des gazoducs construits en partenariat.
Après son démarrage en mode commercial en 2011, le gazoduc Medgaz, qui relie la côte d’Almería à la ville algérienne de Beni Saf, a permis de relever le volume des exportations gazières vers l’Espagne. En plus du Medgaz, l’Algérie est reliée à l’Espagne depuis 1996 par le gazoduc Duran-Farrell qui, via le Maroc, permet l’arrivée du gaz algérien, au Portugal. Et, compte tenu de l’importance de la question énergétique dans le bilatéral, les deux parties vont conclure de nouveaux accords. En résumé, la coopération a atteint une nouvelle qualité grâce notamment aux accords conclus entre Sonatrach et ses partenaires ibériques dont Cepsa et à un rôle accru des politiques. Les relations économiques entre l’Algérie et l’Espagne enregistrent, depuis ces dernières années, une dynamique appréciable à travers des partenariats multisectoriels et un renforcement des échanges commerciaux, mais qui sont appelés à connaître un nouvel élan. La visite d’aujourd’hui sera mise à profit pour saisir les occasions de renforcer la coopération au développement. <