La visite du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy en Algérie est une occasion pour conforter des relations déjà denses mais qui peuvent aller au-delà et ouvrir des champs inexplorés, ou si peu.

L’Algérie est un partenaire «stratégique» d’importance «primordiale» puisqu’elle fournit la moitié du gaz consommé en Espagne, un acteur de « premier ordre » au Maghreb et dans l’Union africaine et un partenaire « loyal et fiable » pour l’Espagne, estime le gouvernement espagnol. Ainsi la proximité géographique, les liens historiques et les rapports économiques établis sont tels que les relations ne pourraient que se consolider. Du côté d’Alger, l’Espagne reste un bon exemple à suivre, du moins tenter de le faire. L’on dit que durant les années 1970 l’Algérie et l’Espagne avaient le même niveau de développement.
Quarante années plus tard la comparaison ne tient plus. Le pays du sud de l’Europe a fait un bond difficilement rattrapable. Ainsi même avec ses problèmes économiques et politiques l’Espagne reste un pays à imiter dans un certain nombre de secteurs. L’agriculture dans le sud de l’Espagne est particulièrement rééditable dans le nord de l’Algérie tant la nature du sol et la météo sont similaires.
Sur la question de l’énergie renouvelable, les deux pays voisins ont beaucoup à faire ensemble. Les entreprises espagnoles en avance sur ce thème expriment souvent de l’intérêt pour une coopération commune. L’Algérie gagnerait également à copier le modèle d’El Ejido dans la région d’Almeria considéré comme le jardin potager de l’Europe.
L’objectif étant d’étudier un modèle qui a fait ses preuves malgré des conditions naturelles extrêmes et surtout de tenter de le transposer dans certaines régions d’Algérie qui possèdent les mêmes caractéristiques.
L’Espagne reste aussi un pays très intéressant à suivre notamment dans le tourisme, un secteur à faire en Algérie. Autant de possibilités de coopération qui s’offrent pour les deux pays qui se font face. Alger-Madrid : peut mieux faire.