Oued Ouchayah, El Hamiz et El Harrach…, la liste des points noirs à surveiller pour prévenir les inondations dans la capitale est définie dans le cadre du plan d’intervention. Les risques d’inondation demeurent dans la capitale même si certains points noirs sont résorbés car plusieurs chantiers de construction ne sont plus en activité, ce qui élimine les dépôts charriés par les pluies.

Les opérations de relogement et l’évacuation de bidonvilles font en sorte qu’il y a également moins de risques d’inondation dans les sites autrefois menacés comme El Hamiz, oued Ouchayah ou encore El Harrach. Ces points sont néanmoins toujours sous surveillance, comme en témoigne le dispositif de la Protection civile. En plus de la réduction du nombre de bidonvilles, le curage des avaloirs et l’aménagement des oueds, comme El Harrach, il y a aussi la construction de collecteurs qui ont contribué à réduire le nombre de points noirs qui étaient au nombre de 51 en 2015. Leur nombre n’a pas sensiblement varié en 2016 et ce début 2017 et les quelques baraques situées aux abords de oueds El Harrach sont toujours menacées. Parmi les points noirs recensés figurent notamment la cité Mimosa à Staouéli, pour l’ouest d’Alger, le boulevard principal de Bordj El Bahri, à l’est, et la rue Tripoli d’Hussein Dey, au centre, ou encore haï Zouaoui, les Eucalyptus, au sud. Une fois la carte des points noirs établie, la Protection civile procède à la surveillance du niveau des oueds et s’informe par le biais des BMS de la quantité d’eau et de la durée des intempéries. L’interruption de la circulation routière lors des intempéries au niveau de Ben Aknoun, Baba Ali et autres ces derniers jours témoigne de la persistance des risques d’inondation à Alger sans que les autres wilayas ne soient à l’abri du phénomène.
A chaque hiver, la Protection civile se tient prête à ce genre d’incidents et un matériel adéquat est dédié à l’opération, à l’instar de motos pompes, de cuissardes et d’embarcations à fond plat. Dès que les unités reçoivent un bulletin météo spécial (BMS), elles sont placées en alerte. Une source de la Protection civile a indiqué que ce service public recense et répertorie les points noirs risquant des inondations comme les routes et les cités, et ce, en collaboration avec les services de l’hydraulique et chaque unité a un secteur d’intervention qui lui est assigné. Les unités se pré-positionnent à titre préventif, entre autres, à proximité des trémies pour ne pas être prises au dépourvu.
La Protection civile a ainsi mis à profit les expériences précédentes comme lors de l’inondation de la trémie de Ruisseau à Alger. Ainsi, la direction de la Protection civile d’Alger compte aussi sur l’action des élus locaux pour procéder au curage des bouches d’égout et des avaloirs et préconise d’éviter le dépôt de gravats sur les trottoirs qui risquent d’obstruer les voies d’évacuation des eaux de pluie.
Le déclenchement du plan inondation régi par le décret 85/231 d’août 1985 est effectué par le wali sur proposition du directeur de la Protection civile pour faire appel aux 11 services concernés, ce qui n’est pas arrivé depuis 2001 lors des inondations de Bab El Oued.